Bilan de mon voyage dans le sud du Maroc, d’Essaouira à Merzouga

Bilan de mon voyage dans le sud du Maroc, d’Essaouira à Merzouga

Dans cet article, je vais faire un bilan de mon voyage au Maroc, puis je détaillerai comment visiter le sud du Maroc sans voiture. En effet, alors que je préparais mon voyage, je constatai que les voyageurs racontant leurs aventures dans leur blog, dans leur très grande majorité, louaient une voiture pour parcourir la route entre Marrakech et Merzouga. Nous verrons donc dans cet article comment aller de Marrakech à Merzouga en transports en commun. Sans plus tarder, je vous propose de commencer dès maintenant.

Mes impressions de ce voyage de trois semaines dans le sud du Maroc

Mes ressentis

Ce voyage de trois semaines a été riche en découvertes et en émotions. Le Maroc, qui n’est qu’à deux heures d’avion de la France, procure un bon niveau de dépaysement. Même si les grandes villes comme Rabat se rapprochent des villes françaises, leur centre historique permet une plongée dans une autre culture et une histoire riche. Sortir des villes et voyager dans la campagne offre une immersion dans des paysages sublimes de montagnes et la surprise de l’émergence du vert des palmeraies. Dans les villages, les habitants vivent encore dans un mode de vie que l’on pourrait appeler de « traditionnel », et on ressent vite la différence de rythme de vie par rapport au nôtre. Surtout quand on vient de Paris !

Trois semaines de voyage m’ont permis de vraiment déconnecter de mon travail et de mon quotidien, et de découvrir de nombreux endroits, sans trop me presser. L’itinéraire emprunté, couvrant Marrakech, Aït Ben Haddou, la palmeraie de Skoura, les gorges du Dadès et du Todra, ainsi que Merzouga, est sûrement l’un des plus connus du Maroc. D’ailleurs, en le préparant, je suis souvent tombé sur des bloggeurs ayant fait le même (avec un ou deux arrêts en plus ou en moins). Et pour cause : il comprend les sites les plus emblématiques du sud du Maroc et permet d’avoir un très bon aperçu des paysages marocains, mais aussi de l’architecture marocaine et ce, en un temps raisonnable. En plus clair : c’est un itinéraire parfait pour quiconque veut découvrir le Maroc rapidement (le temps de congés) de la façon la plus complète possible.

Cependant, cet itinéraire est aussi très fréquenté et ne sera pas celui où vous croiserez le moins de touristes. Il doit cependant toujours être possible de sortir des sentiers battus. Là-dessus, je ne pourrais cependant pas donner un avis très pertinent. En effet, le contexte de ma visite, en novembre 2021, entre deux vagues de Covid (les frontières du Maroc ont à nouveau fermé une semaine après mon retour en France), a fait que les touristes étaient bien moins nombreux que d’habitude. Et si j’en ai croisé en grand nombre à Marrakech et dans les gorges du Todra, je n’en ai presque vu aucun dans les gorges du Dadès ! 

Les bons points du voyage

Le dépaysement accessible

Je trouve que le principal avantage du Maroc est d’être le pays avec la culture la plus différente de la France situé à courte distance. Ainsi, c’est la destination idéale pour se changer les idées, découvrir de nouveaux modes de vie, d’autres architectures, d’autres paysages… En plus, durant l’hiver, nous y bénéficions d’un grand ensoleillement et de températures plus clémentes. Enfin, pas dans la montagne ! Il y fait effectivement très froid une fois la nuit tombée. Autre point positif : les prix sont moins élevés qu’en France. Finalement, je n’ai pas tant dépensé que ça durant trois semaines (nous y reviendrons un peu plus loin).

Les paysages

J’ai grandement apprécié les paysages du sud du Maroc. Même si on pourrait penser que ça se résume à des montagnes et un désert de cailloux, ce qui n’est pas faux. Cependant, ça n’enlève rien à leur charme. De plus, dans ce paysage montagneux, des palmeraies ou des kasbahs peuvent soudain faire irruption, et je regardais avec attention par la fenêtre pendant les trajets en bus ou grands taxis. Cela m’a en plus permis de constater les nuances entre les montagnes et leurs cailloux, d’observer des scènes de vie, tantôt des villageois, tantôt des nomades dans leur maison isolée ou leur tente.

La nourriture

Je pense l’avoir déjà dit dans un autre article, mais au Maroc, on mange bien. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai écrit de nombreux articles de cuisine présentant la gastronomie marocaine. C’est important : après une randonnée dans la montagne, rien de mieux qu’un bon plat pour reprendre des forces. Et comme ce n’est pas très cher, c’est encore plus appréciable. J’ai adoré manger des tajines, mais ce que j’ai préféré, ce sont les pâtisseries. Elles sont d’une grande diversité, mais ont comme point commun d’être sucrées et toutes délicieuses. Le seul problème, c’est qu’on ne peut pas se nourrir uniquement de pâtisseries… Et de toute façon, j’arrive vite à la limite maximale du nombre de pâtisseries que je peux manger en un repas !

L’accueil

Au cours de mon voyage, j’ai trouvé les habitants accueillants, particulièrement à la campagne. C’est quelque-chose que l’on entend souvent lors de récits de voyage à l’étranger !

Les mauvais points du voyage

La perte d’authenticité

Certains lieux touristiques perdent en authenticité. Je pense notamment à la construction d’hôtels de façon totalement anarchique, comme derrière la kasbah Amridil, en plein milieu des gorges du Todra etc. Je ne me prononce pas contre la construction desdits hôtels, mais leur emplacement est clairement mal choisi et est incompatible avec la proximité du patrimoine marocain. En revanche, des restaurations de qualité sont menées, telles que celle du musée Mouassine à Marrakech.

L’insistance de certains marchands/(faux) guides

Ça n’a pas changé depuis la dernière fois, mais se promener dans la médina peut rapidement devenir pénible à cause de l’insistance de certaines personnes, qui ont du mal à accepter que l’on n’achète pas. Mais encore une fois, j’ai tellement entendu dire ça que je n’ai pu qu’être agréablement surpris, puisque ce n’était pas aussi terrible que ça s’annonçait.

Le peu de diversité de plats

Je louais la saveur de la gastronomie marocaine un peu plus haut, mais je dois reconnaître avoir été très déçu du peu de diversité de plats proposés dans les restaurants, du moins ceux pas trop chers. Une fois goûtés les tajines, les couscous et les brochettes, il ne reste pas grand-chose. Malheureusement, je n’ai trouvé que peu de seffa ou de pastillas. Je désespérais tellement de pouvoir manger un vrai seffa marocain que j’ai parfois pensé à le cuisiner moi-même… Je ne sais pas s’il aurait été aussi bon que l’original, mais il aurait eu le mérite de se trouver dans mon assiette, et c’est ce que je demandais finalement. Et à la longue, j’en avais un peu marre des tajines, même si c’est très bon.

Voyager au Maroc sans louer de voiture

Quand je lisais les autres blogs voyage, j’étais étonné et un peu embêté de ne trouver aucune indication sur la possibilité d’effectuer tel ou tel trajet en bus ou en grand taxi et surtout, en combien de temps. En effet, je ne voulais pas louer de voiture et ce, pour plusieurs raisons : d’économie budgétaire, les transports en commun étant bien moins chers que la location de voiture, et de sécurité sur la route. Je ne vais pas dire que les conducteurs de taxi conduisent tous bien, sans excès de vitesse. Mais disons qu’ils en ont sûrement l’habitude, et que de mon côté, n’ayant pas touché un volant depuis plusieurs années (vive Paris et sa proche banlieue), je me sentais peu rassuré de prendre le volant dans les conditions de sécurité des routes marocaines. Et comme vous le verrez, il est possible de pratiquement tout faire sans sa propre voiture.

Il y a aussi un argument financier. 23€, environ, c’est le prix journalier d’une location de voiture au Maroc. A cela, il faut ajouter les frais d’essence. Sur trois semaines, ça fait 21 x 23 = 483€. Ce n’est pas loin de la moitié de tout ce que j’ai dépensé en trois semaines. Il y a quelques économies à faire de ce côté-ci, vous ne trouvez pas ?

Je vous propose donc plusieurs parties. Dans la première, je détaillerai l’itinéraire que j’ai suivi en trois semaines. Mais comme je suis conscient que tout le monde n’a pas la possibilité de prendre trois semaines de congés, je donnerai un même exemple d’itinéraire de deux semaines et de dix jours. Toujours sans sa propre voiture.

Petite précision avant de commencer : Je mentionne dans le premier planning Rabat, ville que je n’ai pas présentée dans mes articles. Pour tout vous dire, j’ai tout simplement oublié que je prévoyais à l’origine de publier l’article sur Rabat en premier ! J’ai donc commencé par l’article sur Essaouira. Je me suis rendu compte de mon oubli trop tard, la veille de la publication de ce premier article. Souhaitant terminer la série d’articles par Merzouga, j’ai décidé de tout simplement retirer Rabat de cette série d’articles. De plus, il s’insérait mal à cette suite d’articles, consacrée à un voyage dans le sud du Maroc. Mais pas d’inquiétude, ce n’est qu’une reprogrammation et je sais déjà à quelle occasion je pourrai le publier ! Ce n’est que partie remise.

Voyager dans le sud du Maroc pendant trois semaines sans voiture

Dans cette partie, je vais présenter mon itinéraire chaque jour. Je ferai un très bref résumé de ce que j’ai fait, puisque le principal se trouve dans les articles dédiés. Le nom des compagnies de bus sont donnés à titre indicatif, ce n’est pas une incitation à prendre l’une ou l’autre. Grosso-modo, il y a deux compagnies de bus un peu plus “haut de gamme” que les autres : CTM et Supratour. Les billets sont plus chers mais les bus partent avec plus de ponctualité. Les autres compagnies doivent se valoir. En tout cas, je n’ai eu aucun souci avec chacune d’entre elles. L’idée ici est surtout de vous donner une idée de ce qu’il est possible de faire en une journée, et de vous renseigner sur les temps de trajet et comment les réaliser sans voiture. Vous verrez, ce n’est pas compliqué.

Jour 1 : Arrivée à Rabat

Cathédrale Saint-Pierre, Tour Hassan et mausolée de Mohamed V (moins d’une demie journée).

Jour 2 : Trajet Rabat – Essaouira

Compagnie de bus CTM, 210 dirhams, prévoir la journée pour le trajet.

Jour 3 : Visite d’Essaouira

La journée est suffisante pour découvrir le centre historique.

Jour 4 : Visite d’un atelier d’argan et promenade dans Essaouira

Il y a des ateliers à 30 minutes de taxi d’Essaouira. N’ayant pas pu faire de visite à cause de la situation sanitaire, je ne saurais pas dire combien de temps dure une visite !

Jour 5 : Trajet Essaouira – Marrakech et visite de la médina

Compagnie de bus Argana voyage, 70 dirhams, 3h de trajet

Visite de la médina, une demi-journée (j’ai commencé à 14h30, le temps d’arriver au riad, de poser mes affaires et manger).

Jour 6 : Marrakech : jardin Majorelle, jardin de la Ménara et remparts

Jardin Majorelle, 2h.

Trajet entre les deux à pied : 1h

Jardins de la Ménara, 1-2h

Remparts : 2h, mais dépend fortement de la proportion que vous faîtes à pied, de votre rapidité à trouver un taxi…

Jour 7 : Marrakech : palais de la Bahia, palais el-Badi, tombeaux Saadiens, musée Mouassine

Prévoir 1h30 pour chaque visite.

Jour 8 : Attente, trajet Marrakech – Télouet, visite de la kasbah de Telouet

Compagnie de bus Tirboula voyage, 55 dirhams, 4h de trajet (en comptant la pause pour le repas)

Visite de la kasbah de Télouet : 1h

Jour 9 : Randonnée près de Telouet

Jour 10 : Aït Ben Haddou

Trajet en grand taxi, 15 dirhams, 1h de trajet. Attention : départ à sept heures du matin. On m’a conseillé de ne pas le rater.

Deux heures suffisent pour visiter Aït Ben Haddou pour les gens qui sont pressés.

Jour 11 : Ouarzazate

Minibus entre Aït Ben Haddou et Ouarzazate : 15 dirhams, une demi-heure.

Une journée suffit pour voir le principal

Jour 12 : Skoura

Bus entre Ouarzazate et Skoura : 30 dirhams, 45 minutes.

Une journée suffit pour visiter la kasbah Amridil et faire un tour dans la palmeraie. 

Jour 13 : vallée de Sidi Flah

Randonnée d’une journée à une demi-heure en voiture de Skoura.

Jour 14 : Skoura

Journée inintéressante pour le présent article, j’ai été malade et n’ai pas pu voir grand-chose.

Jour 15 : Boumalne Dadès

Bus entre Skoura et Boumalne-Dadès, 25 dirhams, 1h45 de trajet.

Taxi Boumalne-Dadès – Aït Arbi : 8 dirhams, 20-30 minutes.

Randonnée à Aït Arbi : une demi-journée suffit.

Jour 16 : Boumalne-Dadès

Randonnée à Aït Arbi : une demi-journée suffit (pour rappel, j’ai refait la randonnée de la veille).

Gorges du Dadès : une demi-journée suffit.

Jour 17 : Kelaa M’Gouna

Trajet de Boumalne-Dadès à Boutaghrar :

Grand taxi Aït Arbi – Boumalne-Dadès : 8 dirhams, 30 minutes.

Grand taxi Boumalne – Dadès – Kelaa M’Gouna : 8 dirhams, 30 minutes.

Minibus Kelaa M’Gouna – Boutaghrar : 10 dirhams, 1h.

Jour 18 : Tinghir

Grand taxi entre Boumalne-Dadès et Tinghir : 25 dirhams, un peu moins d’une heure.

Gorges du Todra, randonnée autour des gorges du Todra : 3h

Jour 19 : Tinghir

Palmeraie de Tinghir, gorges du Todra.

Pour le logement à Tinghir : 

Deux choix s’offrent à vous :

Vous pouvez profiter des gorges du Todra plus longtemps en logeant dans un hôtel proche de celles-ci.

Ou vous pouvez loger à Tinghir. Cela vous oblige à partir des gorges du Todra un peu plus tôt (je ne sais pas s’il est possible de trouver un taxi après le coucher du soleil) mais cela vous garantit d’être en ville le lendemain matin pour le départ vers les dunes de Merzouga. En effet, le bus Al-Ahbab part de la gare routière de Tinghir à neuf heures, et il lui arrive de partir plus tôt. Je l’ai vu passer à 8h40…

Qu’est-ce que le bus Al-Ahbab ?

L’avantage de ce bus est qu’il emprunte le chemin le plus direct pour se rendre de Tinghir à Erfoud, alors que les autres bus font un détour pour arriver à Errachidia, d’où il faut changer de bus pour aller à Erfoud. Le bus Al-Ahbab vous garantit d’arriver à Merzouga à temps pour le coucher du soleil.

J’ai fait le choix de loger près des gorges du Todra. Le matin, je n’ai pas trouvé de taxi et ai raté le bus Al-Ahbab ! Forcément, s’il part avec vingt minutes d’avance… Enfin, peut-être que mes renseignements étaient erronés et qu’il partait en fait avec dix minutes de retard par rapport à un horaire qui aurait été 8h30. Quoi qu’il en soit, j’ai dû prendre un autre bus. Malgré ça, j’ai quand même pu assister au coucher du soleil à Merzouga, et ai bénéficié de suffisamment de temps dans le bus.

Jour 20 : Merzouga

Grand taxi gorges du Todra – Tinghir : aux alentours de 60 dirhams pour l’ensemble des places.

Bus Tinghir – Errachidia : compagnie de bus Tamassint, 55 dirhams, départ de Tinghir à 9h30, arrivée à Errachidia à 12h (soit l’heure à laquelle le bus Al-Ahbab arrive à Erfoud)

Grand taxi Errachidia – Rissani : 35 dirhams la place, départ de Errachidia à 12h30, passage à Erfoud à 13h35, arrivée à Rissani à 14h.

Taxi Rissani-Merzouga : 17 dirhams la place, 30 minutes.

Comme vous pouvez le voir, cet itinéraire permet donc d’assister au coucher de soleil dans les dunes de Merzouga. Cependant, j’avoue que je n’étais pas trop serein. Heureusement, il s’est avéré que je n’ai pas trop attendu les départs en grands taxis.

Trajet Tinghir-merzouga

Désert

Jour 21 : Rissani

Retour à l’hôtel après la nuit dans le désert.

Visite de Rissani : mausolée de Moulay Ali Chérif, Sijilmassa, souk.

Jour 22 : Rabat

Bus de nuit de Rissani à Rabat : compagnie STT, 180 dirhams, 10h de trajet

Kasbah des Oudaïas, médina

Promenade dans l’Agdal, achats divers. Retour dans la médina.

C’est tout pour un rapide résumé de mon voyage au Maroc. Comme vous pouvez le constater, tout s’est très bien passé, même sans avoir loué de voiture. Le seul moment où cela aurait pu me servir, c’est pour faire le parcours de 23 kilomètres pour voir les ksours autour de Rissani. Soit une fois sur vingt-deux jours, ce qui est franchement bien je trouve !

Voyager dans le sud du Maroc pendant deux semaines sans voiture

Je suis parti en vacances pendant trois semaines, mais tout le monde ne peut pas partir aussi longtemps. Je vous propose donc de réduire cet itinéraire à deux semaines.

Dans cette hypothèse, le voyage commencerait à Marrakech et non à Rabat. Arriver à Rabat était pratique pour moi, car je ne pensais pas faire cet itinéraire en trois semaines. Mais que voulez-vous, quand on dispose de plus de temps devant soi, on s’attarde plus ! J’aurais autrement eu du temps pour visiter des endroits plus proches de Rabat avant le retour en France.

Jour 1 (1er samedi)

Arrivée à Marrakech et grand taxi jusqu’à Essaouira.

Jour 2 (1er dimanche)

Visite d’Essaouira.

Jour 3 (1er lundi)

Trajet Essaouira – Marrakech.

Visite de la médina de Marrakech.

Jour 4 (1er mardi)

Visite du jardin Majorelle, du jardin de la Ménara et des remparts.

Jour 5 (1er mercredi)

Visite du palais de la Bahia, du palais el-Badi et des tombeaux Saadiens.

Jour 6 (1er jeudi)

Trajet Marrakech-Aït Ben Haddou.

Visite d’Aït Ben Haddou.

Jour 7 (1er vendredi)

Trajet Aït Ben Haddou – Ouarzazate.

Visite de Ouarzazate.

Jour 8 (2e samedi)

Trajet Ouarzazate – Skoura.

Visite de la kasbah Amridil et promenade dans la palmeraie.

Jour 9 (2e dimanche)

Trajet Skoura – Boumalne-Dadès.

Visite des gorges du Dadès et passage devant les doigts de singe.

Jour 10 (2e lundi)

Trajet Boumalne-Dadès – Tinghir.

Visite des gorges du Todra puis promenade dans la palmeraie ou randonnée (j’ai une préférence pour la palmeraie).

Jour 11 (2e mardi)

Trajet Tinghir – Merzouga.

Nuit dans le désert.

Jour 12 (2e mercredi)

Retour à Marrakech.

Promenade à Marrakech et dernières visites.

Jour 13 (2e jeudi)

Vol retour en France.

Jour 14 (2e vendredi)

Repos !

Cet itinéraire de deux semaines n’en fait pas tout à fait deux. De plus, si vous partez le samedi et revenez le dimanche, vous gagnez deux jours ! Garder un jour de bonus comme juste au-dessus peut permettre de pallier à des imprévus ou de faire un peu plus de choses (randonnée dans les gorges du Dadès, près des gorges du Todra, visite des ksours de Rissani, ou tout simplement se reposer et ne rien faire de spécial).

Voyager dans le sud du Maroc quand on est vraiment très pressés

Parfois, nous ne disposons pas de beaucoup de jours de vacances, imaginons alors cet itinéraire avec le maximum d’endroits en un minimum de temps.

Tout d’abord, je trouve qu’il est compliqué de passer moins de trois jours à Marrakech sans vraiment rater quelque-chose. Mais comme beaucoup de monde visite cette ville, peut-être est-ce votre cas et que vous avez déjà vu le principal ?

Quoi qu’il en soit, voici un itinéraire expéditif au départ de Marrakech.

Jour 1

Trajet Marrakech – Aït Ben Haddou.

Visite d’Aït Ben Haddou.

Jour 2

Trajet Aït Ben Haddou – Boumalne-Dadès.

Découverte des gorges du Dadès.

Jour 3

Trajet Boumalne-Dadès – Tinghir.

Découverte des gorges du Todra et de la palmeraie de Tinghir (pas de randonnée autour des gorges).

Jour 4

Trajet Tinghir – Merzouga.

Nuit dans le désert.

Jour 5

Retour à Marrakech.

Jour 6

Vol retour en France.

Pas plus d’une semaine ! Mais c’est vraiment le plus rapide que l’on puisse faire. J’ai préféré ne pas choisir entre les gorges du Dadès et les gorges du Todra en supprimant Ouarzazate de cet itinéraire. Je ne comprends pas très bien l’intérêt de s’attarder dans cette ville, que je vois plutôt comme une base pratique où réserver des tours organisés dans la région pour ceux qui le souhaitent.

Le seul problème de cet itinéraire est que l’on ne visite aucune grande kasbah (kasbah de Taourirt, kasbah Amridil…), seulement le ksar d’Aït Ben Haddou. Espérons que cela soit suffisant ! De toute façon, il faut bien faire des sacrifices pour faire tenir cet itinéraire en si peu de temps !

Une variante pourrait être de choisir entre les gorges du Dadès et du Todra, afin de libérer une journée pour autre chose. Dans ce cas là, pour vous aider à choisir, je vous conseille mon article sur les gorges du Dadès et les gorges du Todra.

Quelques chiffres pour faire le bilan de ce voyage au Maroc

Durant trois semaines de voyage dans le sud du Maroc, j’ai dépensé 835€, en moyenne 37.5€ par jour. Ce chiffre a été obtenu en additionnant toutes mes dépenses, sans compter les achats de souvenirs ou mon passage chez le coiffeur. La somme totale inclut les hôtels, les transports, le prix des visites, des musées ou des guides, les repas, les lessives, le thé bu en attendant le départ du grand taxi…

Afin d’illustrer mes propos, ainsi que de faire le bilan sur toutes mes dépenses au cours de ce voyage de trois semaines au Maroc, voici quelques graphiques que j’ai jugés intéressants.

Dépenses avec location de voiture

Itinéraires sud du Maroc - dépenses journalières avec voiture
Itinéraires sud du Maroc - dépenses par catégorie avec voiture

Dépenses sans location de voiture

Itinéraires sud du Maroc - dépenses journalières sans voiture
Itinéraires sud du Maroc - dépenses par catégorie sans voiture

Les deux couples de graphiques ont la même tête, mais je préfère le deuxième. Forcément, quand on retire 23€ par jour, ça aide ! On reconnait au début le passage à Marrakech, où les dépenses ont atteint jusqu’à 80€ en une journée. Mais en dehors de ça, on est très souvent en dessous de 30€ ! Et sans se priver : j’ai bien mangé et bien que je n’ai pas logé dans des hôtels très chers, je n’ai eu aucune mauvaise expérience dans ceux-ci. J’ai même trouvé des endroits très sympathiques avec des chambres à prix très raisonnables.

Voilà tout, cette partie n’a pas vocation à proposer une analyse comptable poussée de tout mon voyage, mais simplement de donner un aperçu des montants dépensés lors d’un voyage dans le sud du Maroc, entre Essaouira, Marrakech et Merzouga.

Quelques photos

Avant le mot de la fin, voici une petite série de photos représentatives de ce voyage dans le sud du Maroc.

barques bleues dans le port d'Essaouira
Les barques de pêcheur à Essaouira
marrakech cour du palais de la bahia
Une des cours du palais de la Bahia, représentant les riads de Marrakech.
ksar d'aït ben haddou au lever du soleil
Le magnifique ksar d’Aït Ben Haddou est ses habitations en pisé.
palmeraie de Skoura
La palmeraie de Skoura, touchée par la sécheresse et le réchauffement climatique.
la kasbah amridil
La kasbah Amridil, que je trouve plus représentative que la kasbah du Glaoui à Télouet.
vallée de Sidi Flah et oued Dadès
L’oued Dadès qui parcourt les montagnes arides.
les doigts de singe près d'Aït Arbi
Les doigts de singe dans la vallée du Dadès. Peut-être pas très représentatifs du reste du Maroc, mais emblématique de ce voyage.
kasbah en ruine dans un ksar de la palmeraie de Tinghir
Une kasbah en ruines dans la vallée du Todra. Malheureusement représentative des kasbahs marocaines.
dunes de l'Erg Chebbi à Merzouga
L’Erg Chebbi et les dunes de Merzouga, qui terminent ce voyage inoubliable !

Le mot de la fin

Le dernier de ce voyage ! Je ne sais pas quoi dire que je n’ai pas déjà dit… Bon, on espérait peut-être mieux comme phrase de fin pour faire ses adieux à ce voyage au Maroc. En trois semaines, j’ai réellement pu décompresser et faire une coupure dans mon travail. Bien que ce soient de longues vacances, j’ai continué à courir un peu partout. Ce n’est pas ma faute, ne rien faire m’ennuie ! Et je ne pars pas en vacances pour m’ennuyer. Au contraire, je veux toujours voir quelque-chose ! Mais je m’en suis mis plein la vue, c’est l’essentiel !

En tout cas, j’espère que cette série d’articles vous aura plu. Ce sont ceux qui m’ont pris le plus de temps à écrire, vu leur longueur. J’ai pris plaisir à me renseigner non seulement sur l’histoire des lieux que j’ai visités, mais aussi sur les enjeux sociétaux, tels que l’exode rural ou le délabrement des kasbahs. Et preuve de la réalité de ce que j’ai lu, j’ai moi-même constaté tout cela durant mon voyage en discutant avec des habitants, ou tout simplement en regardant autour de moi.

En espérant que cette série d’articles vous aide dans votre voyage au Maroc, je vous dis à plus tard pour de nouvelles découvertes. En transports en commun, puisque comme vous l’avez vu, nul besoin de louer une voiture !

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