
Préparer son tour du monde : itinéraire, budget et date de départ
Quand on prépare son tour du monde, la question de l’itinéraire est cruciale. En effet, avec 195 pays dans le monde, il est impossible de tout voir ! Et même quand on a fait notre liste de pays, il reste beaucoup de questions à régler. Que visiter dans chaque pays ? Comment estimer le budget ? Comment savoir quand partir ? Autant de questions qui font l’objet de cet article, qui retranscrit plus ou moins une vidéo que j’avais faite à ce sujet.
Déterminer l’itinéraire de son tour du monde
Établir une liste de pays
Bien souvent, les voyageurs partent pour une durée d’un an, ce qui permet de visiter une bonne dizaine de pays. Soit 5% à 10% des pays existant ! Vous l’avez compris, il va falloir faire un choix. On peut tout d’abord éliminer les pays en zone de guerre, et souvent les pays très fermés comme la Corée du Nord. Certes, ça réduit la liste, mais c’est loin d’être suffisant.
Bien souvent, les voyageurs établissent une liste de ce qu’ils considèrent comme les immanquables d’une vie. C’est ainsi que le Pérou, pour le Machu Picchu, ou le Cambodge pour les temples d’Angkor, accueillent bon nombre de tour du mondistes.
La question du budget est également très importante. Beaucoup de tours du monde incluent un grand nombre de pays où le coût de la vie est bien moins important qu’en France. C’est le cas des pays d’Asie du Sud-Est, par exemple, qui ont l’avantage d’être frontaliers les uns des autres et donc de permettre aux voyageurs de faire des économies sur les billets d’avion.
Un autre critère très important est les goûts de chacun. Êtes-vous plutôt découverte patrimoniale dans les villes ? Adepte des randonnées en montagne ? Professionnel ou simple amateur de plongée ? Bien sûr, selon le cas, vous privilégierez des pays différents. On voit peu de plongeurs au Népal ou d’alpinistes dans les Pays-Bas !
Une autre façon de faire est de réaliser un projet et de faire en sorte que la liste de pays visités réponde à ce projet. Par exemple, si vous rêvez depuis toujours d’aller à Pékin en vélo, vous n’aurez pas beaucoup de mal à choisir la liste des pays que vous allez visiter ! Les pays américains ou africains sont d’office éliminés de la liste des possibles. C’est plus simple et c’est sûrement pour ça que j’ai opté pour cette stratégie.
L’itinéraire de mon tour du monde
Alors que j’allais bientôt terminer mon stage de fin d’études, j’ai négocié un peu plus d’un mois de délai entre la fin de celui-ci et le début de mon contrat en CDD. À l’époque, je n’étais allé qu’une seule fois en voyage à l’étranger tout seul. C’était cependant pour un stage et non pour des vacances. Trois mois à Madagascar, ça m’avait marqué et c’est sûrement à ce moment-là que j’ai attrapé le virus du voyage. Je souhaitais donc voyager et faire des visites à plein temps, cette fois. Comme beaucoup, je voulais aller au Japon. Ni une, ni deux, je m’inscris sur une application pour rencontrer des correspondants étrangers, notamment japonais. Mais les Japonais sont assez inaccessibles et j’ai bien du mal à me faire des contacts dans ce pays.
En revanche, il y a énormément d’Indonésiens qui me contactent. Et je réponds à tout le monde, ça peut toujours donner des échanges intéressants. Et au fur et à mesure, il apparaît plus judicieux de me rendre en Indonésie et rencontrer mes nouveaux amis que d’aller au Japon où je ne connais toujours personne. Je n’ai aucune idée de ce qu’il y a en Indonésie, à part Bali, mais c’est l’occasion de le découvrir. En plus, la langue indonésienne est bien plus simple à apprendre que la japonaise. Ça tombe bien, j’en profite pour l’apprendre, afin de mieux communiquer avec les locaux. En un peu plus d’un mois de préparatifs et une soutenance de stage, me voici en route pour l’Indonésie.
En un mois, je visite beaucoup d’endroits, dans trois îles différentes : Sumatra, Java et Sulawesi. Mais la première correspondante indonésienne que j’ai eu me parle beaucoup des Moluques, où elle habite. Ça a l’air très beau, bien plus épargné par le tourisme que Bali. Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de m’y rendre. Si je vous raconte tout ça, c’est que les Moluques sont justement le point final de mon tour du monde ! Un an pour relier Paris à Tual, dans les îles Kei.
C’est parfait, nous sommes à l’été 2019 et j’ai donc mon but de voyage : atteindre cet archipel de l’est de l’Indonésie. À partir de cet objectif et de la contrainte d’éviter l’avion, le reste de l’itinéraire est plutôt évident.
Je commence donc par l’Italie, puis la Croatie, le Monténégro et la Grèce en Europe. La Turquie ouvre la voie de l’Asie, où je souhaite commencer par l’Iran. Une rapide traversée du Turkménistan me permet d’atteindre l’Ouzbékistan. C’est un pays qui m’attire beaucoup, pour ses villes comme Khiva, Boukhara et Samarcande. Mon esprit aventurier m’emmène ensuite au Tadjikistan, et un avion me permet d’atteindre l’Asie du Sud-est depuis le Kazakhstan.
Je suis alors l’itinéraire de la première saison de Pékin Express que j’ai regardée : Vietnam, Cambodge, Laos et Thaïlande. Je passe ensuite en Malaisie puis visite l’île de Sumatra. J’en ai eu un premier aperçu lors de mon premier voyage, mais un incident m’a empêché d’aller au lac Toba. C’est donc une nouvelle chance pour moi d’aller voir ce lac ! Je fais ensuite un petit tour à Singapour, puis retourne en Indonésie pour prendre un bateau qui me mène dans les Moluques : Ambon, Banda Neira et enfin Tual et les îles Kei.
C’était plus rapide de faire cet itinéraire que de choisir mon nouveau sac de voyage ! Malgré cette simplicité apparente, j’ai tout de même dû apporter quelques modifications. À partir de 2019 et de la première arrestation d’un touriste français en Iran par les autorités, ce pays était de moins en moins envisageable. Et c’est allé en empirant ! Je me suis donc retrouvé contraint de le retirer et de le remplacer par la Géorgie et l’Azerbaïdjan.
Mon itinéraire initial devait inclure l’Inde, mais comme le pays n’est pas facilement accessible depuis l’Asie centrale et que la Birmanie non plus (au moment de passer de de l’Inde au Vietnam), j’ai également retiré ce pays. Ça m’a permis d’avoir du temps pour visiter l’Albanie, où je ne faisais initialement que passer, et gagner des jours en plus. Enfin, je prévoyais de passer du Tadjikistan au Vietnam en avion depuis le Kazakhstan. Mais il y avait là aussi un problème : entre les deux pays se trouve le Kirghizistan et la frontière entre celui-ci et le Tadjikistan était fermée. J’ai donc ajouté un séjour en Chine pour rejoindre le Vietnam, ce qui a l’avantage de me permettre d’éviter l’avion. Depuis, la frontière entre le Tadjikistan et le Kirghizistan a ouvert, mais j’ai conservé mon plan de passer par la Chine.
Gérer les trajets
Lorsque j’ai commencé à préparer mon tour du monde, j’ai décidé que je partirai pendant un an. En fonction du nombre de monuments à voir dans chaque ville, j’ai décidé du nombre de jours que j’y passerai. Mais il restait à inclure les trajets dans ce calcul. En effet, il y a beaucoup de distance de la France jusqu’en Indonésie. Une part non négligeable de mon voyage se passera donc dans les transports.
Pour estimer le temps de chaque trajet, j’ai utilisé un service cartographique tel que Google maps. Il suffit de saisir un itinéraire d’une ville à une autre et on a une idée du temps nécessaire pour chaque trajet. J’ai ensuite bloqué du temps ainsi : trajet faisable en soirée ou début de matinée pour les trajets de 1 à 2h dans les pays européens, une demi-journée pour les trajets de 3 ou 4h et une journée pour les trajets de 5h et plus.
Ainsi, j’ai pu adapter mon itinéraire afin qu’il ne s’éloigne pas trop de l’objectif initial d’un tour du monde d’un an.
Préparer son itinéraire plus en détails
J’ai donc maintenant la liste des pays que je voudrais visiter. Et je pourrai m’arrêter là ! Certains voyageurs se contentent ensuite de noter quelques endroits qu’ils voudraient voir dans chaque pays, puis brodent une fois sur place. Ça permet de faire un voyage plus spontané, moins réfléchi. Ce n’est pas une mauvaise chose, bien sûr, mais je suis plutôt du genre organisé et aime les choses bien préparées. Ma peur en voyage : rater quelque-chose d’essentiel, simplement parce-que je n’étais pas au courant qu’elle existait à tel endroit. J’ai donc préparé mon itinéraire assez finement.
Pour chaque pays, j’ai cherché sur internet “10 choses à voir en Thaïlande/au Cambodge”. En croisant les sources, ça permet de rapidement avoir une liste des immanquables de chaque pays. Mais ce n’est pas suffisant. En effet, si on se contente de ça, notre voyage n’est finalement qu’une check-list comme il en existe plein sur internet.
J’ai donc parcouru les blogs de voyage pour avoir de meilleurs avis sur chaque endroit, des ressentis et des bons plans que les voyageurs ont dégoté, et que l’on ne trouve pas dans les top 10 des choses à faire dans chaque pays. Ainsi, j’ai obtenu une liste de villes et d’étapes dans chaque pays. J’ai complété ces recherches avec un guide de voyage, comme le Lonely Planet, dans le but de savoir ce qu’il y a à visiter dans chaque ville où je voulais faire étape. Mon programme commençait ainsi à être assez complet.
Une stratégie que j’applique est de me renseigner sur l’histoire des pays que je visite. Ainsi, j’ai une idée des moments marquants de l’histoire de chaque pays, des cultures et royaumes qu’il y a eus, de l’architecture. Je fais ça dans le but de savoir ce que je dois voir dans chaque pays afin d’illustrer au mieux son histoire et ses particularités. Par exemple, le royaume du Champa a occupé une partie du Vietnam pendant plusieurs siècles. Il a aujourd’hui disparu. Mais si l’on veut comprendre cet élément de l’histoire du Vietnam, on peut chercher s’il se caractérisait par une architecture particulière. Si oui, on peut regarder s’il existe quelque-part au Vietnam un temple ou un palais qui illustre cette architecture. Le voyage devient une découverte de l’histoire du pays. Et c’est exactement ce genre de découverte culturelle que je recherche en voyage.

Combien de temps rester à chaque endroit ?
Maintenant que l’on connaît les étapes de notre tour du monde, il faut savoir combien de temps on reste à chacune d’entre elles. Le plus souvent, une petite ville fait l’objet d’une journée, avec un après-midi après le trajet pour s’y rendre. Une ville plus grande peut faire l’objet de deux ou trois jours. L’expérience de voyage peut ici être utile. À force, j’arrive à deviner ce que j’ai le temps de faire en une journée. Par exemple, trois musées, quatre maximum, ou deux balades de quartier, voire trois.
Gérer le repos
En voyage, j’ai tendance à avoir un emploi du temps très chargé. Je me lève assez tôt pour profiter de la ville avant la plupart des touristes et je rentre à l’hôtel assez tard, car je profite au maximum de chaque lieu que je visite. Sur deux ou trois semaines, ce rythme est tenable car je peux ensuite me reposer une fois rentré chez moi. Mais sur un an, il va falloir intégrer ces jours de repos dans l’itinéraire.
Au début, j’ai placé quelques jours bonus dans chaque pays. Ce sont des jours pendant lesquels je n’ai rien de prévu et qui peuvent servir à se reposer, trier les photos, rattraper le retard sur mes notes de voyage et préparer la suite du périple. Ils peuvent aussi offrir une seconde chance si on l’a pluie s’abat sur le lieu que je visite.
Cependant, il s’est avéré que j’avais distribué ces jours un peu n’importe comment, moi qui pensais les avoir pondérés selon le nombre de jours prévus dans chaque pays. J’ai donc retravaillé ces jours afin de suivre le rythme suivant : un jour de repos par semaine et un jour perdu tous les deux mois. J’ai obtenu un voyage de 369 jours au lieu de 385. Bien sûr, ceci est une estimation pour avoir une idée, ce n’est pas une durée figée dans le marbre !
L’itinéraire doit bien sûr être adaptable car on peut découvrir des endroits intéressants en cours de route. Par exemple, je n’avais pas prévu de visiter Toujane en Tunisie. Ce sont des recommandations de locaux qui m’ont donné envie d’y aller. Ça a été possible car j’avais des jours sans rien de prévu dans mon programme. J’avais en plus gagné du temps dans celui-ci en optimisant une excursion depuis Tunis. Il faut enfin être prêt à sacrifier certaines visites afin de pouvoir respecter certaines contraintes temporelles. Par exemple, je dois quitter le Tadjikistan avant l’hiver. Cela pourrait nécessiter d’écourter certains séjours si je prends trop de retard par rapport à mes prévisions.
Maintenant que l’itinéraire est prêt, nous pouvons parler d’argent !
Le budget d’un tour du monde
Le budget nécessaire pour un tour du monde dépend de plusieurs facteurs. Tout d’abord, la durée du voyage. Forcément, plus il dure longtemps, plus on passe de nuits à l’hôtel, plus on se déplace, etc. Il dépend aussi des pays visités. C’est pourquoi de nombreux voyageurs visitent des pays d’Asie du sud-est ou d’Amérique latine, où le coût de la vie est moins élevé qu’en France.
Mais il peut être plus économique de visiter certains pays plus chers pendant un tour du monde. En effet, le coût d’un billet d’avion pour l’Australie depuis Paris est très élevé. Mais si votre tour du monde passe à Singapour par exemple, il y a de fortes chances que le billet d’avion pour l’Australie soit bien moins cher. Le mode de transport influe aussi. En ne prenant pas l’avion, je réalise de belles économies. Mais si je voyageais en vélo, j’en ferais encore plus ! Enfin, le coût du voyage va dépendre des activités réalisées et du standing des activités et hôtels. Suivant vos goûts et vos façons de voyager, la facture va plus ou moins augmenter.
Pour mon tour du monde, je pense que je me situerai dans la moitié basse des voyageurs. En effet, je ne prendrai que très peu l’avion et je loge dans des auberges de jeunesse et des hôtels peu chers. Je ne mange jamais dans des restaurants étoilés et ne consomme pas de vin ou de bière. En revanche, je visite beaucoup de musées et de sites culturels et je prévois de faire quelques treks qui vont me coûter assez cher. Il faut tout de même se faire plaisir, le tour du monde est une occasion pour cela ! Mais maintenant qu’on sait tout ça, comment estimer le budget d’un tour du monde ?
Quand j’ai établis le fichier tableur avec tous les endroits que je voulais visiter, j’ai ajouté une colonne avec le prix d’entrée de chaque monument, le prix d’entrée de chaque hôtel, de chaque transport entre deux villes, et même un prix approximatif des restaurants conseillés par le Lonely Planet. Mais il est vite apparu que ce n’était pas comme ça que j’allais avoir une bonne estimation du budget pour mon tour du monde.
Tout d’abord, certains prix datent de 2019 et ont eu le temps d’évoluer depuis ! Ensuite, je ne sais pas du tout si je visiterai tous les musées que j’ai notés ! Enfin, il y a un tas d’imprévus qui peuvent survenir et il est difficile d’estimer leur coût ! Ces prix écrits dans le tableur ne serviront que de base pour avoir une vague idée. Si pour le bus, on me propose quatre fois le prix, c’est peut-être qu’il y aura un problème ! Encore faut-il que je pense à regarder ce prix sur le fichier au moment de monter dans le transport en question. Peu probable !
J’ai donc utilisé le site ou-et-quand.net, qui a une section qui donne des estimations d’un coût pour un voyage dans chaque pays. Le site indique trois niveaux de dépenses, un bas pour les backpackers, un budget moyen et un budget élevé pour les voyageurs de luxe. J’ai fait un tableau dans mon fichier de préparatifs avec le coût bas et le coût moyen. J’ai ensuite tout simplement multiplié ces coûts journaliers par le nombre de jours dans chaque pays pour déterminer mon budget pour mon tour du monde d’un an.

Grâce à l’expérience acquise lors de mes précédents voyages, je sais que mes dépenses sont légèrement inférieures au coût bas indiqué sur le site. Je sais donc que c’est celui-ci qui doit me servir de référence pour établir mon budget. Bien que je dépense de l’argent pour les activités, je dépense généralement bien moins pour les hébergements. Mais je préfère rester un peu pessimiste et partir sur ce montant. Au pire, j’aurai une bonne surprise à la fin du voyage en découvrant qu’il me reste plus d’argent que prévu.
Déterminer quand partir en tour du monde
A l’automne 2025, je connais donc les pays et les villes que je vais visiter lors de mon tour du monde, combien il va me coûter, mais une question demeure. Je dois déterminer la date du départ.
Pour déterminer la date de départ de mon tour du monde, j’ai consulté deux sites (partir.ouest-france et partir.com) et les guides du Lonely Planet. Ils donnent, pour chaque pays, les caractéristiques météorologiques mois par mois. Il faut croiser ces informations avec nos préférences personnelles. Par exemple, je déteste la pluie, car le ciel nuageux provoque souvent des zones blanches saturées en lumière sur les photos. En revanche, je supporte bien mieux les fortes chaleurs, car dans des pays non tropicaux, elles vont de pair avec un beau temps. Et qui dit beau temps dit plus belles photos. Je considère donc plus facilement l’été comme une période propice pour voyager, même sous 35°C.
Enfin, il fallait prendre en compte un paramètre essentiel au Tadjikistan : la neige en haute montagne. En effet, en hiver, celle-ci peut bloquer les routes et il fait aussi très froid. Au printemps, la fonte des neiges peut provoquer des glissements de terrain et des éboulements. Mieux vaut donc y aller de juillet à septembre.
Sachant tout cela, j’ai créé un tableau avec une ligne par pays et quatre colonnes par mois. J’ai coloré chaque colonne en fonction de si ce mois est propice au voyage ou non (selon mes critères). En me basant sur la durée durant laquelle je reste dans chaque pays, j’ai placé des croix dans le tableau et les ai déplacées jusqu’à ce que le maximum d’entre elles soient dans le vert (période la plus propice).

Il y a seulement un petit problème d’imprécision, puisqu’un mois dure un peu plus de quatre semaines et je ne peux cocher que des semaines. Impossible donc de saisir précisément un séjour de 10 jours. Mais rien ne vous empêche de faire une case par jour !
Enfin, j’ai utilisé un célèbre outil d’intelligence artificielle LLM pour déterminer la date de départ. En lui expliquant mes critères et en lui donnant la durée que je souhaite passer dans chaque pays, j’ai déterminé ma date de départ. Et bonne nouvelle : il était d’accord avec moi ! Mais sans l’imprécision du tableau que j’expliquais précédemment, il m’a permis de réaliser que je devais partir un peu plus tôt que prévu.
J’ai un itinéraire pour un voyage d’un an. Dans cette conversation, je voudrais que tu m’aides à trouver quand partir. Pour ce faire, je vais te donner la liste des pays et la durée pendant laquelle je voudrais y rester. Je vais aussi te donner plusieurs indications pour que tu puisses déterminer la période optimale pour moi :
- Ce ne sera pas forcément la période optimale pour tous les pays, mais je voudrais maximiser le nombre de pays pour lesquels ça l’est
- Je peux plus facilement accepter que la période non optimale tombe sur un pays proche de la France, car je pourrai y retourner plus facilement
- Je préfère les grosses chaleurs aux pluies
- Je voudrais aller en haute montagne au Tadjikistan, donc il faut que ce pays ne soit pas visité pendant l’hiver, quand il fait -40°C à -20°C
- Je fais surtout des visites de villes et des randonnées
Voici mon itinéraire :
Italie du nord : 16 jours
Croatie : 10.5 jours
Monténégro : 10 jours
Albanie : 11 jours
Grèce : 20.5 jours
Turquie : 31.5 jours
Géorgie : 20 jours
Azerbaïdjan : 13 jours
Ouzbékistan : 20 jours
Tadjikistan : 31 jours
Chine (ouest et sud est) : 19 jours
Vietnam (nord puis sud): 28 jours
Cambodge : 23.5 jours
Laos : 28.5 jours
Thaïlande (nord puis sud) : 31 jours
Malaisie (ouest) : 14.5 jours
Indonésie (Sumatra): 25 jours
Singapour (4 jours)
Indonésie (Moluques): 25 jours
Le mot de la fin
Préparer l’itinéraire de son tour du monde peut être assez long, suivant le niveau de détail que vous souhaitez atteindre. Mais c’est un exercice très intéressant, qui permet une première découverte du monde et donne un avant-goût du grand voyage. En attendant le grand départ, il faut ensuite préparer son sac et toutes ses affaires. Et ça tombe bien, j’ai aussi écrit un article sur ce sujet. Enfin, je présente ici ma façon de préparer mon tour du monde. Elle ne vous conviendra peut-être pas complètement mais j’espère que cet article vous aura tout de même été utile.


