
Comment oser partir en tour du monde ?
Alors que je prépare aujourd’hui mon tour du monde et que j’ai une dizaine de voyages à mon actif, il faut dire que ce n’était pas évident. D’un naturel timide, réservé et n’étant pas un grand fan de l’inconnu, je n’étais à première vue peut-être pas prédisposé au grand voyage. Quand j’ai présenté mon projet à mon entourage, il a suscité diverses réactions. J’ai pu constater que plusieurs personnes “n’oseraient pas faire ça”. Quelque chose que j’aurais pu dire il y a quelques années. Alors qu’est-ce qui fait qu’un tour du monde peut faire peur comme ça ? Comment oser se lancer dans ce beau projet ? Je n’ai pas la prétention d’apporter une réponse universelle à ces questions. Avec cet article, je voudrais vous partager ce qui m’a freiné, ce qui m’a poussé à partir, afin que vous osiez vous lancer à votre tour.
Pourquoi est-ce difficile d’oser ?
Pendant longtemps, je regardais les tourdumondistes avec admiration. Et un jour, une question simple m’est venue : si eux peuvent le faire, pourquoi pas moi ? Pourtant, passer de cette idée à la décision de partir est loin d’être simple. Plusieurs peurs peuvent nous freiner…
Peur du danger
L’un des premiers freins au voyage est la peur du danger. Pourtant, cette peur est souvent davantage liée à notre perception qu’à la réalité.
La peur du danger provient souvent d’une peur de l’inconnu. Ce que l’on connaît bien nous paraît souvent plus sûr. Les accidents de la route provoquent plus d’un million de morts chaque année dans le monde selon l’OMS. Pourtant, conduire est une activité quotidienne que beaucoup d’entre nous ne considèrent plus comme dangereuse. À l’inverse, voyager dans un pays inconnu peut sembler risqué, simplement parce que nous n’y sommes pas habitués. Nous sommes souvent confrontés à des inconnus : nouveau travail, déménagement, nouvelles relations. Pourquoi celui-ci fait peur ?
Au moins deux mécanismes jouent contre nous. Tout d’abord, l’aversion à l’incertitude : les humains préfèrent un risque connu à une incertitude inconnue. Un danger identifié peut paraître plus gérable, tandis qu’une situation floue génère plus d’anxiété. Voyager cumule plusieurs incertitudes : la culture, la langue, des règles sociales et un environnement différent de chez nous. Ensuite, le biais de familiarité : notre cerveau considère implicitement que ce qui est familier est plus sûr. Ainsi, marcher dans sa ville paraît normal, alors que marcher dans une ville inconnue paraît risqué. Cela même si le danger réel n’est pas forcément différent.
Nous avons aussi tendance à associer l’éloignement à un danger plus grand. Quitter son environnement familier peut donner l’impression de perdre ses repères et sa sécurité.
Le danger peut aussi être ressenti à cause d’un manque de contrôle perçu. Dans un pays étranger, on pense que l’on ne saura pas quoi faire en cas de problème. La barrière de la langue, les différences dans les institutions, le système de santé, le système judiciaire, aggravent le risque perçu. Beaucoup de ces craintes deviennent gérables en se renseignant sur le pays, la souscription à une assurance voyage et un bon outil de traduction hors ligne.
Enfin, je terminerai de parler de la peur du danger avec un biais qui l’amplifie énormément. Notre perception du danger est aussi fortement influencée par la manière dont l’information circule. Lorsqu’un meurtre ou une agression se produit quelque part dans le monde, l’événement peut faire la une des journaux. Mais les millions de journées où tout se passe parfaitement bien pour les voyageurs ne feront évidemment jamais l’objet d’un article.
Résultat : nous entendons parler des exceptions, mais jamais de la normalité.
Il arrive aussi que quelqu’un nous mette en garde en citant un article inquiétant. Avant mon stage à Madagascar, par exemple, une personne m’avait parlé d’un article relatant une agression. Mais que disait réellement cet article ? Était-ce un acte isolé commis par une personne déséquilibrée ? Une affaire personnelle ? Quelqu’un qui s’est simplement retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment ?
Ces éléments de contexte sont rarement présents dans les titres, et la personne qui nous rapporte l’histoire n’a parfois même pas lu l’article en question. Pourtant, ce sont précisément ces détails qui permettent de comprendre si l’on parle d’un danger réel et généralisé… ou simplement d’un fait divers isolé.
Malheureusement, beaucoup de gens ont peur parce que leur entourage a peur. Mais souvent, cet entourage n’a jamais mis les pieds dans le pays et répète seulement ce qu’il a entendu, voire ses propres peurs ! Le meilleur moyen de s’en protéger est, ici aussi, de se renseigner soi-même auprès de groupes de voyages spécialisés dans le pays en question par exemple.
Mon but ici n’est pas de minimiser les risques, qui existent bien sûr. D’ailleurs, ce sont très souvent des locaux qui m’ont indiqué les zones où situations peu recommandables. Je vous donne plusieurs exemples.
En Tunisie, dans une ruelle d’une médina, ce sont des habitants qui m’ont conseillé de ne pas aller dans cette direction et m’ont redirigé vers une autre zone. Pareil à Madagascar quand je marchais dans des rues. Ou, encore à Madagascar, je suis arrivé tard à la gare de Toamasina. Je n’arrivais pas à joindre la personne qui devait me loger. Un policier a insisté pour m’emmener dans un hôtel. Il a même proposé de m’amener au commissariat mais surtout, m’a dit de ne pas sortir tout seul ! Enfin, en Indonésie, mes contacts là-bas étaient plus inquiets que moi à propos de mon voyage ! L’un d’eux a même insisté pour qu’une de ses amies m’accompagne ! Bon, là, je pense qu’elle laissait parler ses propres peurs car c’était une zone touristique très connue : le mont Bromo !
Voyager comporte des risques mais ils peuvent souvent être évités avec de la préparation et de la vigilance. Cependant, le risque zéro n’existe pas… Comme ici en fait !
Enfin, dans la pratique, les problèmes les plus fréquents rencontrés par les voyageurs ne sont pas des situations extrêmes. Il s’agit plutôt de petits désagréments : un taxi trop cher, un vol à la tire, un problème de transport ou un souci de santé mineur. Des désagréments que l’on préférerait éviter, bien sûr, mais qui ne sont pas insurmontables à gérer !
Peur du regard des autres
Même lorsque l’on a envie de partir, un autre obstacle peut apparaître : le regard des autres.
Un projet comme un tour du monde sort des trajectoires considérées comme “normales” : travailler, épargner, acheter un logement, construire une carrière stable.
Lorsque vous annoncez un tel projet, il est donc presque inévitable que certaines personnes expriment des doutes ou des critiques. Certaines le feront par inquiétude : “Et ton travail ?”, “Et si tu n’as plus d’argent ?”, “Ce n’est pas dangereux ?”. Autrement dit, pour toutes les raisons évoquées précédemment.
Beaucoup de critiques viennent en fait de la peur pour vous, de l’incompréhension et parfois de la projection de leurs propres limites. D’autres seront simplement sceptiques ou ne comprendront pas l’intérêt de ce projet. C’est peut-être tout simplement parce que pour eux, il n’en a pas. Mais ça ne doit pas influer sur le vôtre !
Quand quelqu’un fait quelque chose de différent, cela peut créer une forme de malaise chez les autres. En effet, cela peut remettre en question leur propre trajectoire. S’ils voient quelqu’un partir en voyage pendant un an, ils peuvent se demander pourquoi ils ne l’ont pas fait ou est-ce qu’ils n’auraient pas dû le faire. Parfois, leur réaction devient une critique.
Mais ces critiques disparaissent souvent après. Ce qui paraît étrange ou risqué avant le départ devient souvent une expérience admirable une fois le voyage accompli.
Il y aura toujours quelqu’un pour juger vos choix. Si vous partez voyager, certains diront que c’est irresponsable. Si vous restez, d’autres diront que vous manquez d’audace. La vraie question est donc peut-être la suivante : voulez-vous vivre votre vie… ou l’opinion que les autres se font de ce qu’elle devrait être ?
Manque de confiance
Parfois, le plus grand obstacle n’est ni le danger ni l’opinion des autres, mais ce que nous pensons de nous-mêmes.
Beaucoup de personnes pensent qu’il faut avoir une personnalité particulière pour partir en tour du monde. Le tourdumondiste serait quelqu’un très débrouillard, qui n’a peur de rien, est très sociable, parle très bien anglais… Et elles voient qu’elles ne sont pas comme ça, et concluent donc que ce n’est pas fait pour elles ! Alors qu’en réalité, la plupart des voyageurs ne correspondent pas à ce cliché. Ce sont simplement des gens ordinaires qui ont décidé de se lancer !
Quand j’ai été à Madagascar pour un stage de trois mois, je n’avais jamais voyagé seul. Je ne parlais pas la langue, j’étais très stressé face aux imprévus. J’étais au niveau 0 du voyageur. Je payais tout trop cher, le prix spécial touriste. J’étais parti en week-end au nord de Tamatave, mais je n’avais même pas pris assez d’argent sur moi… J’ai dû rentrer en stop pour économiser et ne pas finir sans argent sur moi…
Je n’étais pas le voyageur parfait, mais j’ai appris de ces erreurs, à mieux m’affirmer pour obtenir un prix plus juste ou à mieux gérer mon argent pour ne pas en manquer. Et à oser faire du stop, car au début j’étais très gêné de demander à des gens de me conduire gratuitement. Pour la petite anecdote, je suis toujours en contact avec la personne qui m’a pris en stop ce jour-là et je l’ai souvent revue lors de mon séjour à Madagascar.
Le syndrome “je ne suis pas capable” touche certaines personnes qui n’osent pas partir. Cette barrière mentale est faite de pensées telles que “je ne saurai pas me débrouiller”, “je ne parle pas assez bien anglais”, “je ne suis pas assez courageux”, “je suis trop introverti”, “je ne saurai pas régler les problèmes”. Ces pensées sont souvent des anticipations négatives, qui ne traduisent pas des expériences réelles. Il faut à tout prix chasser ces pensées de son esprit et leur opposer des contre-exemples. Vous verrez, vous en avez plus que ce que vous pensez !
Beaucoup de ces doutes sont amplifiés par ce que les psychologues appellent le biais de surévaluation des difficultés futures. Nous imaginons les obstacles comme plus grands qu’ils ne le seront réellement. On anticipe des situations catastrophiques, alors qu’en réalité, chaque problème trouve souvent sa solution une fois sur place. Ce mécanisme explique pourquoi beaucoup de gens pensent qu’ils ne sont pas “faits” pour voyager… alors qu’il s’agit surtout d’un fantasme d’obstacles.
Quand je suis parti en Indonésie, je parlais anglais, mais j’avais appris l’indonésien pour pouvoir communiquer avec tout le monde. Je pouvais me dire “je ne parle pas assez Indonésien”. Une fois sur place, les Indonésiens étaient impressionnés de m’entendre dire trois mots dans leur langue, que j’en oubliais mes doutes et conversais dans un niveau que je ne savais pas avoir… ça nous ramène un peu au sujet des peurs, mais qu’est-ce que je risque de mal parler Indonésien ? Ils ne vont pas me clouer au pilori car je prononce mal un mot ! Et il n’y a qu’en essayant que je peux vraiment constater si je parle “suffisamment bien”.
Il existe un paradoxe intéressant : beaucoup de gens pensent qu’il faut être débrouillard pour voyager, alors que c’est souvent le voyage lui-même qui rend débrouillard. En étant confronté à de nouvelles situations, on apprend progressivement à s’adapter, à résoudre des problèmes et à gagner en confiance.
Internet regorge de témoignages de voyageurs aux profils très différents : jeunes, retraités, personnes voyageant seules ou en famille. Cela montre qu’il n’existe pas un seul type de personne capable de partir. La plupart sont simplement des gens ordinaires qui ont décidé d’essayer. J’étais tombé sur une vidéo YouTube d’une personne qui disait justement avoir peur de sortir dans des lieux inconnus. Elle paraissait vraiment être à l’opposé d’une grande voyageuse et pourtant, elle s’est lancée dans un long voyage. Nul doute qu’elle sera changée au retour et que cette expérience lui aura beaucoup apporté !
La peur de quitter la stabilité
Partir un an en voyage, c’est perdre une certaine stabilité : la sécurité financière, la progression professionnelle ou le confort quotidien. Ainsi, certains peuvent avoir peur de quitter leur travail, d’interrompre leur carrière et de sortir de la trajectoire dite “classique”. Effectivement, ça peut compliquer à court terme votre évolution professionnelle, contrarier votre demande d’augmentation pour l’année prochaine. C’est ce qui m’est arrivé juste avant mon départ.
Mais des solutions existent. Par exemple, vous pouvez prendre un congé sabbatique. Retour garanti dans l’entreprise au même niveau de responsabilités et de salaire ! Et une fois revenu, vous serez bien motivé à rattraper cette augmentation ratée et aurez plus d’armes pour évoluer professionnellement ! C’est la solution que j’ai choisie : j’ai posé un congé sabbatique de onze mois (la durée maximale possible) que je complèterai avec des congés payés. J’ai plus de soixante jours de congés en stock, ça devrait suffire !
Est-ce qu’un an de voyage est vraiment un retard… ou une expérience qui enrichira toute votre vie ?
Le jour où j’ai eu le déclic
Pendant longtemps, j’ai regardé les tourdumondistes avec un mélange d’admiration et de rêve. Je suivais leurs récits, leurs photos, leurs vidéos… comme on regarde quelque chose d’un peu irréel.
Et puis un jour, une question toute simple m’est venue à l’esprit : si ces gens peuvent le faire, pourquoi pas moi ? Pourquoi serais-je condamné à seulement regarder les autres vivre cette aventure, sans la vivre moi-même ?
À ce moment-là, j’ai eu une autre prise de conscience. Si je ne faisais jamais de tour du monde, je savais que c’était le genre de chose que je regretterais profondément un jour. Et ce jour sera sûrement trop tard !
Toutes ces peurs dont nous avons parlé sont compréhensibles. Mais elles reposent souvent sur une image très abstraite du voyage. Alors à quoi ressemble réellement un tour du monde au quotidien ?
La réalité d’un tour du monde
Partir en tour du monde, c’est accepter que l’imprévu fait partie du voyage. Il y aura des moments où rien ne se passera comme prévu : un bus en retard qui vous fait rater le suivant, un prix plus élevé que prévu, ou une petite arnaque. Ces incidents peuvent sembler stressants sur le moment, mais ils sont totalement gérables.
Chaque imprévu est une occasion d’apprentissage : vous devez trouver une solution, négocier, improviser. Plus vous voyagez, plus vous développez cette capacité à gérer l’inattendu et à rester serein face à ce qui ne se déroule pas comme prévu.
Les voyages sont faits de hauts et de bas. Les moments géniaux, tels que les paysages époustouflants, les rencontres inoubliables et les expériences uniques, coexistent avec des petites galères.
Lors de mon voyage d’un peu plus de trois semaines en Tunisie, je ne compte pas le nombre de vendeurs trop insistants, un mec m’avait même proposé de me montrer un chemin, pourtant évident, en me faisant faire un détour pour justifier un paiement. Ces situations sont pénibles sur le moment mais on apprend à les gérer. Et quand je repense à ce séjour en Tunisie, je pense davantage aux conducteurs qui m’ont pris en stop, sans rien attendre en retour, alors que cette fois, l’aide était réelle et je l’avais demandée !
Même si certains incidents peuvent agacer sur le moment, ils deviennent souvent des souvenirs que l’on raconte plus tard avec le sourire, et qui donnent de la profondeur à l’expérience. Voyager ne promet pas un chemin parfaitement lisse, mais il garantit une richesse d’expériences qui dépasse largement les désagréments.
Enfin, pour mieux connaître la réalité d’un tour du monde, cherchez des témoignages de gens l’ayant déjà fait. Il y en a énormément sur internet, mais peut-être même dans votre famille, parmi vos amis ou vos collègues.
Une fois qu’on comprend que les imprévus font simplement partie du voyage, le tour du monde cesse d’apparaître comme une aventure inaccessible. Reste alors une question plus concrète : comment transformer cette envie en projet réel ?
Rendre le projet possible
Les finances
Comme vous pouvez vous en douter, voyager pendant un an peut coûter cher. Ainsi, il n’est pas rare que le coût du tour du monde avoisine les 15000€. Pourtant, les tourdumondistes ne sont pas forcément des gens très riches ! Ce sont souvent des gens qui ont fait de leur voyage une priorité et ont géré leurs dépenses en conséquence. Un jour, j’ai fait du covoiturage avec un mec qui allait au Japon tous les ans, et qui ne roulait pourtant pas sur l’or. Il s’était fixé une routine avec un strict contrôle de ses dépenses et achetait son billet d’avion au meilleur prix. Il avait fait de ses voyages au Japon sa priorité.
Économiser pour un tour du monde pourrait faire l’objet d’un article à part entière. Je vais me contenter ici de vous donner un retour d’expérience et quelques conseils.
Quand j’ai commencé à préparer mon tour du monde, je gagnais un salaire peu élevé. J’ai donc économisé au maximum tous les mois en contrôlant mes dépenses. Par la suite, je me suis reconverti en tant que développeur informatique. Mon salaire a alors littéralement doublé par rapport à mon premier poste en tant qu’ingénieur agronome ! À partir de là, économiser pour un tour du monde était beaucoup plus simple ! J’ai tout de même conservé mes habitudes et n’ai pas changé mon mode de vie. Ainsi, j’ai pu économiser pour mon tour du monde tout en investissant mon argent dans d’autres projets.
Je vous conseille donc de contrôler vos dépenses afin de limiter les dépenses inutiles. Pour moi qui habite à Paris, ça a été la voiture. Forcément, c’est plus simple que si j’avais habité à la campagne ! Mais c’est aussi les abonnements, les sorties… On peut privilégier tout ce qui est gratuit. Je suis très souvent sorti à Paris, j’ai découvert beaucoup de choses gratuitement. À la campagne, la randonnée est gratuite mais pas l’essence pour y aller… Mais le loyer est moins élevé !
Face aux dépenses, il faut se poser calmement et se demander à quel point le tour du monde est important. Face à ça, est-ce que ce café à la machine en vaut vraiment la peine ?
J’ai parlé de l’estimation du budget dans une section dédiée de mon article sur la préparation d’un tour du monde.
L’organisation
L’organisation est moins compliquée qu’on ne l’imagine : assurance, vaccins, visas… tout peut être préparé progressivement. J’ai présenté dans le même article que le budget comment j’ai choisi mon itinéraire. En fait, le plus compliqué est de choisir quels endroits on veut voir et ceux qu’on garde pour une prochaine fois ! J’ai aussi écrit un article pour les affaires à prendre pour un tour du monde.
Les compétences
Il n’y a pas besoin d’être un aventurier pour partir en tour du monde. Quelques compétences peuvent cependant être utiles.
Parler anglais est un vrai atout lors d’un voyage, afin de pouvoir se comprendre plus facilement avec les habitants que l’on rencontre. Mais il faut garder à l’esprit que beaucoup de gens ne maîtrisent pas cette langue ! Donc même en étant bon en anglais, ce n’est pas une solution magique ! Souvent, on se pense mauvais en anglais, alors qu’on est juste au même niveau que la plupart des autres personnes.
La solution serait donc d’apprendre la langue locale ? C’est sûr que c’est très pratique. Si vous vous sentez d’attaque, faîtes-le ! Parler Indonésien a vraiment facilité mon voyage en Indonésie ! Et surtout, ça m’a permis d’engager la conversation bien plus facilement. Les Indonésiens étaient tellement impressionnés que j’avais l’impression de pouvoir leur demander n’importe quoi !
Mais quoi que vous décidiez, avec les outils de traduction qui sont disponibles hors ligne sur nos téléphones, apprendre une langue n’est plus nécessaire ! C’est seulement un plus, et il n’y a pas besoin d’être bilingue !
Voyager demande un bon niveau d’autonomie. Si vous pensez que vous n’êtes pas assez autonome, pensez à tout ce que vous faîtes dans la vie courante. Chercher un appartement, organiser des vacances, gérer des problèmes administratifs, prendre un train dans une ville inconnue, commencer un nouvel emploi…Nous faisons souvent preuve d’autonomie, souvent plus que ce que nous pensons au premier abord. Et le voyage permet de s’améliorer en devant encore plus autonome.
Une technique que j’ai déjà conseillé à plusieurs personnes qui n’osaient pas partir en tour du monde est d’y aller par petits pas. Commencez par partir un week-end en France, puis partez en Europe francophone, en Europe non francophone, et enfin un pays hors d’Europe.
Pourtant, même lorsque les aspects pratiques sont résolus, certaines personnes continuent d’hésiter. Le véritable blocage est souvent une question de perspective.
L’angle mindset : changer de perspective
Il vous faut donc oser partir malgré la peur. Cette peur est normale : elle signifie que ce projet compte pour vous et un projet important provoque souvent de l’incertitude. Elle ne doit cependant pas vous bloquer. Je vous conseille de préparer un plan et chercher des solutions aux problèmes que vous pourriez rencontrer. Vous verrez que vous êtes capables de les trouver et vous serez ainsi prêts quand ces problèmes surviendront.
Comme nous l’avons vu, le risque existe en voyage. Mais voyager apporte énormément : découverte du monde, rencontres, souvenirs, adaptation à toutes sortes de situations, confiance en soi… Plutôt que “Est-ce qu’il y a des risques ?”, la question à se poser serait “Est-ce que ce que je vais vivre vaut ces risques ?”.
On peut voir le voyage comme une occasion de se découvrir soi-même. Le voyage pousse souvent à prendre des décisions seul, gérer des situations nouvelles et sortir de ses habitudes. Dans cet environnement nouveau, on découvre souvent des ressources que l’on ne soupçonnait pas. Je n’aurais pas pensé que mes trois mois à Madagascar se passeraient aussi bien. Ça m’a donné confiance pour repartir en voyage par la suite.
Si vous partez à deux, c’est souvent l’occasion de révéler certaines facettes de la relation. Cela permet de voir la capacité à gérer les imprévus, tester la solidarité du couple et la compatibilité dans les moments difficiles.
Enfin, on ne revient jamais exactement la même personne d’un long voyage. On a vécu tellement de nouvelles expériences, on a pris confiance et on a élargi sa vision du monde. Voyez le voyage comme un apprentissage plutôt qu’un risque et pensez surtout à ce que ça peut vous apporter.
Le mot de la fin
Faire un tour du monde n’est donc pas réservé à une élite courageuse ou riche. C’est un projet accessible à qui s’en donne les moyens. Avec une bonne organisation, le projet devient réalisable. De nombreuses ressources existent pour aider chacun à se lancer, à préparer son sac, son itinéraire, gérer son budget, économiser, et fournir d’importants retours d’expérience.
Oser partir en tour du monde, c’est avant tout un état d’esprit. C’est accepter que l’inconnu fasse partie de l’aventure et parier sur vos capacités à trouver des solutions aux problèmes rencontrés. Mais si partir en tour du monde vous permet de construire ou renforcer ces compétences, c’est surtout une formidable aventure humaine, qui vous laissera des souvenirs inoubliables, de toutes les rencontres et les découvertes que vous ferez en route. C’est profiter de toutes les merveilles de notre monde durant une parenthèse enchantée dans notre quotidien. C’est une occasion d’apprendre et de grandir. Et je suis sûr que c’est quelque chose que vous pouvez faire. J’espère que cet article vous y aidera et on se dit à plus tard sur les routes du monde ?


