
Comment financer son tour du monde ?
Partir faire un tour du monde fait rêver beaucoup de monde. Mais très vite, une question revient : comment financer un tel projet ?
D’après ce qu’on trouve sur différents sites, un voyage d’un an coûte en moyenne autour de 15 000€. À première vue, cela peut sembler énorme. Pourtant, ce montant n’est souvent pas si éloigné du coût d’une année de vie en France, entre le logement, les transports et les dépenses du quotidien.
En réalité, financer un tour du monde n’est pas seulement une question de revenus. C’est avant tout une question de mode de vie, de priorités et de choix.
Dans cet article, nous allons voir comment préparer votre budget avant le départ, comment optimiser vos dépenses pendant le voyage, et quelles sont les différentes façons de compléter vos revenus. Nous terminerons par les erreurs classiques à éviter.
L’objectif n’est pas de voyager au rabais, mais de trouver le bon équilibre pour rendre ce projet possible… sans sacrifier l’expérience.
Comment économiser pour préparer son tour du monde ?
Un voyage d’un an coûte en moyenne 15000€. A première vue, ça peut paraître beaucoup. En réalité, ce n’est pas beaucoup plus élevé que le coût de la vie un an en France ou que l’achat et la possession d’une voiture. Pour partir en tour du monde, votre mode de vie est un levier important. C’est même certainement le facteur le plus déterminant !
Avant même de parler argent, il faut parler de priorités.
Adopter le bon état d’esprit : le voyage est une question de priorités
Vous pouvez commencer à agir dès que vous recevez votre paie en en mettant directement une partie de côté. Cette épargne peut être automatisée grâce à un virement automatique vers un compte dédié “tour du monde”. L’idée de ce virement automatique, en plus de sa praticité, est de ne même pas voir cet argent. Ce que vous ne voyez pas, vous ne le dépensez pas ! Certaines banques permettent de séparer les comptes. Ça peut être sur un compte d’épargne du style compte à terme. J’avais un collègue qui pouvait diviser visuellement son compte courant pour se créer des sortes de “sous-comptes”, un pour ses prochaines vacances, un pour l’achat d’une télévision… Vous pouvez mettre les éventuelles primes et treizième mois directement sur ce compte “tour du monde”.
Sans objectif clair, il peut être difficile de tenir sur la durée. Vous pouvez vous fixer un objectif chiffré en temps et en argent (exemple : économiser 15000€ en 18 mois), afin d’avoir un objectif clair. Un objectif vague donne rarement des résultats concrets. Cet objectif doit cependant être réalisable : ne visez pas 10000€ en 6 mois si vous peinez déjà à mettre 50€ de côté chaque mois !
Ensuite, suivez de près vos dépenses afin de tenir vos objectifs. Sans visibilité, il est très difficile d’atteindre un objectif d’épargne.
Pour vous faciliter la tâche, vous devez prioriser votre tour du monde. À quel point est-ce un projet important pour vous ? La réponse à cette question va vous permettre de conditionner toutes vos dépenses avec plus ou moins de contraintes. Cela va nécessairement amener à des arbitrages pour vous permettre d’atteindre vos objectifs d’économies. Un jour, j’ai pris un covoiturage et le conducteur me racontait comment il allait au Japon tous les ans, alors qu’il n’avait pas un salaire très élevé. Il avait cependant fait de ses voyages annuels au Japon sa priorité, ce qui lui permettait de faire ses arbitrages financiers en fonction de sa passion pour le Japon.
Mettre en place une stratégie d’épargne efficace
S’attaquer aux plus gros postes de dépenses
Pour économiser de l’argent pour un tour du monde, commencez par les postes de dépenses les plus importants.
- Logement : privilégiez la colocation, ça permet en plus de rencontrer des gens, recherchez un appartement à un meilleur prix (prenez cependant en compte les frais d’agence dans le calcul !)
- Transport : Une voiture coûte souvent plusieurs centaines d’euros par mois une fois tous les frais pris en compte. Vendez votre voiture et privilégiez les transports en commun ou le vélo. C’est comme ça que j’ai fait de grosses économies ! Mais il faut dire qu’en très proche banlieue parisienne, c’est bien plus facile !
- Abonnements : réalisez un audit complet de ce à quoi vous avez souscrit pour éliminer le non-nécessaire. On souscrit souvent à ces services sans vraiment se rendre compte du cumul. Pendant cinq ans, je n’ai eu aucun abonnement ! Pas de Netflix et autres, mais une carte à la médiathèque. Avec Arte et France Télévisions en complément, j’ai pu regarder des séries pour un prix imbattable !
Optimiser ses dépenses au quotidien (sans se priver inutilement)
Vous pouvez ensuite limiter les petites dépenses inutiles. Est-ce que le café tous les matins à la machine vaut vraiment le coup face au tour du monde ? Ce sont certes de petites dépenses mais sur un, deux ans voire plus, ça commence à faire beaucoup !
La question à se poser est “Est-ce que ce que j’achète aujourd’hui vaut plus que ce que ça pourrait m’offrir pendant mon tour du monde ?”. Cela nous amène à la notion de coût d’opportunité. 200€ pour un week-end, c’est sûrement intéressant, mais c’est plusieurs jours de voyage en Asie du Sud-Est.
Cette question est surtout intéressante pour les dépenses du quotidien, telles que les abonnements dont nous parlions précédemment par exemple. Une salle de sport à 30€ par mois, ça fait 360€ par an. Sur les cinq ans qui se sont écoulés entre ma décision de partir et mon départ, cela représente 1800€ ! Il est toujours possible de privilégier le jogging, la marche à pied, le sport chez soi… Je ne vous dis pas de ne pas faire de sport ou de repas à 100€ au restaurant si ça vous fait plaisir. Je dis seulement que si ça vous empêche de réaliser votre rêve de partir en voyage, il faut peut-être reconsidérer ces repas. Ou accepter que, pour l’instant, ce n’est pas votre priorité.
Tant que nous parlons des loisirs, vous pouvez aussi fixer un budget maximum à ne pas dépasser, car les sorties s’accumulent vite et les dépenses deviennent d’autant plus incontrôlables.
Quelque-chose que je fais systématiquement, c’est cuisiner pour le midi et emmener le plat au travail. À vrai dire, ce n’était initialement pas pour préparer un tour du monde. J’en avais juste assez de manger des paninis tous les midis et j’ai réalisé que je pouvais manger mieux pour pas forcément plus cher. J’ai continué cette bonne habitude et cela me permet de faire beaucoup d’économies !
Au-delà des économies, il y a aussi une réflexion plus globale sur votre rapport à la consommation. La société de consommation nous pousse à toujours dépenser plus. Vous pourriez vous intéresser au minimalisme ! On n’a pas forcément besoin de toujours suivre la mode, acheter le dernier téléphone dernier cri… N’ayant jamais aimé faire les magasins, et vivant dans un studio, c’est une approche que j’adopte sans avoir à me forcer. En plus, elle devient même utile en voyage, durant lequel toutes nos affaires doivent rentrer dans un sac de 50L !
Finalement, préparer un tour du monde ne nécessite pas de sacrifices extrêmes. Cela repose plutôt sur un ensemble de décisions cohérentes et constantes dans le temps.
Comment économiser pendant le tour du monde ?
A ce stade, on a bien compris que le financement d’un tour du monde se joue essentiellement avant le départ. Mais une fois en voyage, il est toujours possible d’optimiser ses dépenses sans dégrader son expérience.
L’hébergement
Afin d’économiser de l’argent sur les hébergements en voyage, une première solution est de privilégier les auberges de jeunesse. J’ai commencé à le faire lors de mon voyage en Belgique flamande. Le prix des hôtels était assez élevé, surtout quand je revenais de deux voyages au Maroc. C’est là que j’ai commencé à m’intéresser aux auberges de jeunesse qui, en plus de me faire économiser pas mal d’argent, m’ont permis de rencontrer d’autres voyageurs. Cela permet aussi de créer du lien quand on voyage seul.
Souvent, je réserve mes hébergements sur Booking ou AirBnB, pour éviter de perdre du temps à les chercher sur place. Ça permet aussi de ne pas risquer qu’ils affichent complet. Mais lors de mes voyages au Maroc ou en Tunisie, ce risque était moins important. Réserver sur Booking était alors bien moins indispensable. Je m’en suis servi pour faire du repérage, avant d’aller réserver sur place directement. Les plateformes se prennent une marge et donc réserver directement à l’hôtel permet d’obtenir des prix moins élevés. Cela permet aussi de pouvoir négocier le prix, notamment lors de longs séjours.
S’éloigner légèrement des centres touristiques permet souvent de réduire les prix. Pour moi qui dors en auberge de jeunesse, l’impact est moins marqué et je peux avoir des prix bas même dans le centre-ville. Car même si les hôtels dans le centre sont plus chers, c’est très pratique de pouvoir arriver devant les monuments avant les foules.
Une autre option d’hébergement peut être le couchsurfing : un séjour chez l’habitant. C’est économique, puisque cela entraîne zéro frais d’hébergement. Cela permet aussi de faire des rencontres, en immersion dans une famille du pays et de vivre un échange culturel enrichissant. Cela demande cependant un minimum d’anticipation (profil, messages, avis) et ne fonctionne pas partout de la même manière. Même si l’hébergement est gratuit, il est d’usage de participer (repas, petite attention…).
Si vous restez plusieurs jours ou semaines au même endroit, vous pouvez aussi essayer des plateformes telles que Workaway ou HelpX, qui permettent d’échanger quelques heures de travail par jour (généralement de trois à cinq) contre le logement. Ce n’est pas du tourisme classique, mais ça permet de faire des rencontres et participer à un projet local (auberge, ferme, association…).
Je vois cependant, davantage ces deux options comme des moyens de rencontrer des gens et de continuer la découverte du pays autrement que comme de simples leviers d’économies.
Enfin, attention à ne pas chercher à tout prix le moins cher. Un hébergement trop bas de gamme peut impacter votre sommeil et votre expérience globale.
Les repas
La nourriture est un poste de dépense quotidien, et de ce fait un bon levier d’optimisation.
Manger dans des restaurants bon marché, commander de la street food ou des produits locaux permet de diminuer l’addition au moment de passer à table. C’est souvent là que l’on découvre les meilleures spécialités locales, à des prix bien plus bas. Cela permet aussi souvent de manger au milieu des habitants du pays et non avec plein de touristes, pour une expérience plus authentique.
Je vous conseille également d’éviter les zones touristiques car les restaurants y sont souvent plus chers et pas forcément de meilleure qualité. La forte fréquentation fait que certains établissements misent davantage sur le volume que sur la qualité. Un bon indicateur : privilégier les restaurants fréquentés par les locaux plutôt que ceux remplis de touristes.
Les boissons peuvent rapidement faire grimper l’addition, surtout dans les zones touristiques. De même que les petits suppléments. Par exemple, lors de mon voyage en Andalousie, beaucoup de restaurants servaient du pain spontanément, mais qui venait s’ajouter à la facture. Pour moi qui ne mange pas de pain habituellement et n’y tiens pas plus que ça, ça représente de petites dépenses inutiles.
Vous pouvez aussi cuisiner vous-même mais dans les pays où la vie ne coûte pas très cher, comme les pays d’Asie du Sud-Est, je trouve que ça n’en vaut pas trop la peine. En revanche, dans les pays plus chers, cela peut faire une vraie différence sur le budget.
Comme pour l’hébergement, l’objectif n’est pas de manger le moins cher possible, mais de trouver le bon équilibre entre budget et expérience.
Les transports
Le transport est un autre poste de dépense important, mais aussi un levier d’optimisation assez simple.
Se déplacer en bus de nuit permet d’économiser une nuit à l’hôtel, en combinant transport et hébergement en une seule dépense. Pour certains voyageurs, c’est une excellente option pour optimiser le budget. Cela dit, ce n’est pas adapté à tout le monde : de mon côté, je n’ai jamais réussi à dormir dans le bus. Par conséquent, je pense que je vais éviter cette option, afin d’éviter de me retrouver à errer comme un zombie dans les rues le lendemain. À noter que cela empêche de profiter du paysage.
Plus facilement, vous pouvez comparer le bus et le train. Selon les pays, le train peut être plus confortable mais aussi plus cher, tandis que le bus est souvent l’option la plus économique. Comparez les prix en ligne et demandez aux habitants sur place. Quand je suis rentré de mon trek dans la jungle à Sumatra, j’ai vu le prix de mon billet retour divisé par deux, car un Indonésien m’a aidé à l’acheter en demandant au chauffeur. J’ai ainsi évité le tarif touriste.
Dans certains pays, il est possible de négocier les prix des transports, notamment pour les taxis ou les trajets privés.
Pour les déplacements locaux, dans de nombreux pays, louer un scooter ou un vélo peut être une solution économique et pratique pour se déplacer librement.
Réserver directement auprès des compagnies locales permet souvent d’éviter les frais des intermédiaires.
Enfin, marcher en ville est une solution économique que je mets à l’œuvre à chaque voyage. Ça permet en plus de découvrir la ville, les endroits moins touristiques et l’ambiance locale. En plus, je n’aime pas attendre sans rien faire et par conséquent, je préfère marcher plutôt que d’attendre un bus ! Dans beaucoup de villes, les distances sont finalement plus courtes qu’on ne l’imagine.
Comme pour les autres postes, l’objectif est de trouver le bon compromis entre coût, confort et temps.
Les activités
Les activités sont le poste sur lequel je fais le moins de compromis. En effet, je voyage pour découvrir les sites historiques et les musées. Je ne voudrais pas passer à côté de quelque chose à cause du prix.
Cela dit, si vous voyagez avec un budget serré, priorisez bien ce que vous voulez voir, car le budget peut rapidement exploser si vous visitez quatre musées par jour. J’en sais quelque chose ! De plus, même sans contrainte de budget, tout voir est souvent impossible.
Heureusement, même avec un budget activités limité, il est toujours possible de voyager sans se priver. De nombreuses expériences sont gratuites : randonner, se perdre dans une ville, observer l’architecture ou simplement s’imprégner de l’ambiance locale. Les bâtiments religieux sont également très souvent accessibles gratuitement.
Pensez aussi aux tarifs réduits (étudiants, jeunes…), aux billets combinés ou aux jours gratuits proposés par certains musées. Dans de nombreuses villes, il existe également des visites guidées gratuites (“free walking tours”), avec une participation libre.
Enfin, dans les pays où le coût de la vie est plus faible, les prix d’entrée restent généralement très abordables, ce qui permet de profiter sans trop impacter son budget.
Autres astuces
Négociez fermement ! Je fais partie de ceux qui pensent que ce n’est pas parce que nous avons plus d’argent que les locaux qu’il faut nécessairement que l’on paie tout plus cher ! L’objectif n’est pas forcément de payer moins cher, mais de payer le juste prix. Je pense que ce n’est pas très honnête de réclamer le double, le triple du prix pour un trajet. Eux voient juste l’euro en plus, mais sur un an de voyage, ça finit par faire beaucoup !
Les seuls cas que je comprends sont pour les monuments ou les musées. En effet, on peut considérer que l’entretien de ceux-ci est assuré par les habitants par leurs impôts, et qu’ils paient donc en quelque sorte ce supplément tout au long de leur vie. Enfin, il faut faire selon la situation : il ne s’agit pas non plus de payer trop peu en forçant la main, sinon on tombe dans l’excès inverse !
Utilisez une carte bancaire avec peu ou pas de frais de retrait et des coûts d’utilisation faibles. Car sur un an, les frais de retrait et de paiement à l’étranger peuvent rapidement s’accumuler. C’est pourquoi il est préférable d’éviter de multiplier les petits retraits. Retirez des sommes assez importantes dans des distributeurs, à l’intérieur des banques pour plus de sécurité. Il est préférable de partir avec une carte d’une banque en ligne ou d’un néobanque. Je pars par exemple avec deux cartes pour éviter les mauvaises surprises en cas de blocage ou de perte. Je prends donc ma carte BoursoBank et ma carte Trade Republic.
Pour le téléphone, utilisez les cartes SIM locales. C’est généralement moins cher que les e-SIM et que les frais d’itinérance de votre opérateur. Les eSIM peuvent cependant être pratiques pour un usage immédiat à l’arrivée.
Concernant l’assurance voyage, les tarifs peuvent varier, mais c’est typiquement un poste sur lequel il vaut mieux ne pas faire d’économies. Une bonne couverture peut éviter des dépenses très importantes en cas de problème médical.
Voyager avec un budget limité implique souvent d’accepter un certain niveau d’inconfort et ne pas chercher le standard occidental partout. Que ce soit à Madagascar, au Maroc ou en Indonésie, j’ai déjà dormi dans des hôtels qui ne correspondent pas aux standards européens. Je n’ai pas passé de mauvaises nuits pour autant.
Attention cependant à ne pas totalement sacrifier la qualité pour éviter certains désagréments. Inconfort, bruit, ou même punaises de lit peuvent parfois expliquer un prix très bas. Je n’ai heureusement jamais eu affaire à ces petites bébêtes mais les voisins bruyants ou la chambre à quelques mètres de la mosquée, je l’ai fait ! A choisir, je préfère le minaret. Lui au moins, on est sûr qu’il reste calme une bonne partie de la nuit. Payer un peu plus pour un bon hébergement peut permettre un meilleur sommeil et de mieux profiter des visites le lendemain. Ainsi, payer un peu plus peut être un bon investissement dans la qualité du voyage.
Maintenant qu’on a vu comment économiser de l’argent, il nous reste voir comment en gagner davantage, afin de pouvoir financer un tour du monde. Cela est moins facile, car on a souvent moins de contrôle sur ses revenus que sur ses dépenses.
Comment gagner plus d’argent ?
La première idée pour financer un tour du monde est souvent d’augmenter ses revenus.
Cela est possible en obtenant une augmentation salariale mais ce n’est pas toujours évident. Un an et demi après avoir commencé ma carrière d’ingénieur agronome, j’ai choisi de me reconvertir dans le développement informatique. En quelques années, mon salaire a littéralement doublé ! Mais ce type d’évolution reste incertain. Avant mon départ, mon salaire a même stagné pendant un certain temps. Il est donc préférable de ne pas baser toute sa stratégie sur d’hypothétiques augmentations. Il est en revanche souvent plus pertinent de chercher des leviers que vous pouvez maîtriser directement.
Une autre option consiste à valoriser vos compétences. Par exemple : soutien scolaire, traduction, community management, design ou développement web. Ces activités peuvent être exercées en complément de votre travail principal. Même quelques centaines d’euros par mois peuvent faire la différence sur la durée. Cela demande toutefois du temps et de l’énergie, ce qui peut être difficile à tenir sur la durée.
L’avantage de ce type d’activité est qu’elle peut souvent être exercée à distance. Vous pouvez donc, en théorie, continuer à générer des revenus pendant votre voyage en travaillant en freelance. Cela dépend cependant beaucoup de vos compétences et de votre capacité à trouver des clients. Ce n’est pas une solution adaptée à tout le monde. Personnellement, j’ai fait le choix de ne pas travailler pendant mon tour du monde afin d’en profiter pleinement.
Certains choisissent aussi de développer un projet personnel (blog, chaîne YouTube…), mais cela demande du temps et les revenus sont incertains.
Avant de partir, revendre une partie de vos affaires peut vous permettre de générer rapidement de l’argent. Cela permet aussi de réduire le volume à stocker ou à déménager, ce qui peut représenter une économie supplémentaire. L’impact dépend bien sûr de ce que vous possédez, mais de nombreux objets peuvent être revendus : électronique, vêtements, meubles, livres… L’idéal est de s’y prendre à l’avance et de vendre progressivement. De mon côté, j’ai conservé mes consoles de jeux et mes jeux, et je n’ai pas eu la motivation de vendre toutes mes cartes Pokémon. Il y en a tellement !
Enfin, il existe des sources de revenus plus modestes mais faciles à mettre en place. Quand j’ai commencé à travailler, je me suis intéressé aux moyens simples d’augmenter mes revenus. Plusieurs sites conseillaient de répondre à des sondages, alors j’ai essayé.
60 centimes pour 15 minutes d’enquête : ce n’est clairement pas avec ce type d’activité que l’on finance un tour du monde.
Mais j’ai tout de même continué, en profitant des temps morts (transports, attentes…).
Résultat : plus de 500€ récoltés en cinq ans, simplement en optimisant des moments perdus. C’est toujours ça, et c’est de toutes façons du temps bien mieux utilisé que de scroller sans objectif sur les réseaux sociaux.
Les erreurs classiques à éviter
Même avec une bonne préparation, certaines erreurs peuvent rapidement faire déraper le budget ou nuire à l’expérience de voyage. Voici les plus fréquentes à éviter.
Sous-estimer son budget
C’est l’erreur la plus fréquente. Un budget trop serré crée du stress et peut vous obliger à faire des choix frustrants en cours de voyage. Mieux vaut prévoir une marge pour les imprévus.
Vouloir tout voir
Il est tentant de vouloir en faire un maximum, surtout dans des pays où l’on ne reviendra peut-être jamais. Mais enchaîner les visites et les déplacements entraîne souvent une accumulation de dépenses… et de fatigue. Finalement, on profite parfois moins de chaque expérience.
Trop optimiser au détriment du confort
On peut toujours chercher à payer moins cher, mais certaines économies n’en sont pas vraiment. Un hébergement trop bas de gamme ou des nuits de mauvaise qualité peuvent rapidement impacter plusieurs jours de voyage. Les “fausses économies” sont souvent les plus coûteuses.
Ne pas anticiper certains coûts
Assurance, frais bancaires, transports internes… certains postes sont facilement sous-estimés et peuvent alourdir le budget final.
Chercher à voyager comme chez soi
Vouloir retrouver son niveau de confort habituel peut faire grimper les dépenses. Voyager implique souvent d’accepter un certain décalage avec ses habitudes. Cela fait aussi partie de l’expérience du voyage.
Se comparer aux autres voyageurs
Les réseaux sociaux peuvent inspirer, mais aussi donner l’impression que son propre voyage est moins bien. Cela peut pousser à dépenser davantage ou à faire des choix qui ne correspondent pas à ses envies.
Chaque voyage est unique : l’important est de construire le vôtre, pas de reproduire celui des autres.
Éviter ces erreurs ne garantit pas un voyage parfait, mais permet d’aborder son tour du monde avec plus de sérénité et de mieux profiter de l’expérience.
Le mot de la fin
Financer un tour du monde peut sembler impressionnant au premier abord. Pourtant, comme nous l’avons vu, il ne s’agit pas uniquement d’une question de revenus.
Économiser avant de partir, optimiser ses dépenses pendant le voyage, trouver des sources de revenus complémentaires… ce sont autant de leviers qui, combinés, rendent ce projet beaucoup plus accessible qu’il n’y paraît. Mais au fond, le facteur le plus déterminant reste votre mode de vie et vos priorités. Chaque dépense, chaque choix du quotidien peut vous rapprocher (ou vous éloigner) de votre objectif.
Il n’existe pas de solution miracle, ni de parcours unique. Certains mettront un an à économiser, d’autres plusieurs années. Certains choisiront de travailler en voyage, d’autres non. L’essentiel est ailleurs : dans votre capacité à faire de ce projet une priorité, et à avancer progressivement dans cette direction.
Finalement, la vraie question n’est peut-être pas “comment financer un tour du monde ?”, mais plutôt : “à quel point ai-je envie de le faire ?”, autrement dit “est-ce que je suis prêt à en faire une priorité ?”.
Maintenant que financer votre tour du monde n’est plus un problème, vous avez une limite de moins pour oser partir en tour du monde !


