Visite au centre de Jakarta

Visite au centre de Jakarta

Mon voyage se termine là où il a commencé : à Jakarta. J’aurais bien voulu éviter d’y passer, j’y suis finalement resté trois jours ! Pourquoi, me demanderez-vous ? Et bien, ma pote que j’ai vu à Makassar m’a invité au mariage de son cousin. Du coup, je ne voulais pas rater ça ! En effet, je n’ai jamais assisté à un mariage musulman, ni à un mariage indonésien. Allez, je vous résume ça en vitesse avant de vous parler des choses à voir à Jakarta.

 

Un mariage à Java

 

Ma première interrogation était la suivante : Monsieur venant d’une petite île des Moluques et Madame venant de Jakarta, comment sera le mariage ? Mariage des Moluques ou mariage de Jakarta ? Et bien, comme je ne sais pas différencier les deux, je ne peux pas répondre ! Ce que j’ai retenu, c’est que le mec s’appelle Harry. Comme Harry Potter !!!! A partir de là, ça ne pouvait que bien se passer !

En gros, un mariage là-bas, c’est super bien pour les invités. On mange bien, on discute, on écoute de la musique, on se prend en photo (le contraire m’aurait étonné !). Par contre, pour les mariés, qu’est-ce que c’est chiant ! Pendant tout ce temps, je les ai vus attendre pour dire bonjour à tout le monde. Pendant tout le repas et tout le début d’après-midi ! Ça s’est fini assez tôt dans l’après-midi, entre 14h et 15h, je pensais que ça durerait toute la journée. (bon après, vous me direz, il y a peut-être une partie qui rassemble la famille plus proche). Puis il leur faut quand même du temps pour eux, à ces braves jeunes gens !

La mosquée Agung At-tin où le mariage a lieu. Devant, des gens ont offert des pancartes "happy wedding"
La mosquée Agung At-tin où le mariage a lieu. Devant, des gens ont offert des pancartes « happy wedding »

Un peu de musique : la première est de la musique traditionnelle de gamelan, la deuxième une chanson avec des instruments qui nous sont plus connus.

 

Ce fut mon seul passage à Jakarta Sud. A partir de là,  je ne présenterai que ce que j’ai fait à Jakarta Centre (et ça tombe bien, puisque c’est là qu’une grande partie des sites touristiques se trouvent !)

 

Le musée national

 

Il contient une collection de nombreux objets, de la préhistoire jusqu’à la période coloniale. Ces objets sont aussi bien des maquettes de maisons traditionnelles venant de toute l’Indonésie, que des pierres sur lesquelles des fragments de l’histoire de Java sont écrits.

Les légendes ne sont pas toujours traduites en anglais. Mais rassurez-vous, le plus important est traduit en anglais. J’y reste quand même trois heures, ça occupe ! Je pense qu’il est possible de trouver un guide, à vrai dire, je suis rentré sans réfléchir ! En revanche, je n’ai pas pensé à prendre des photos, qui n’étaient interdites que dans les salles de céramiques et de bijoux ! Au passage, il y a un grand nombre de céramiques venant de Chine de toutes les époques. Remontées du fond de l’océan exprès pour vos yeux de touristes ! (sûrement aussi dans un but historique mais cette raison fait moins gonfler votre ego).

Avant de partir (ou avant de rentrer), regardez un peu l’architecture de l’édifice. Vous verrez aussi des statues d’éléphants en bronze. Typiques de ce musée !

Entrée du musée national à Jakarta. Une statue d'éléphant se trouve devant.
Un plongeon dans des siècles d’histoire (je ne dis pas ça parce-qu’il y a un bassin devant l’entrée !)

 

Statue d'éléphant devant le musée national à Jakarta
Il y en a d’autres autour du musée…

Un tour des lieux de cultes

 

En fait, je n’en ai visité que deux : la mosquée Istiqlal et la cathédrale Sainte-Marie de l’Assomption, qui sont quasi l’une en face de l’autre. La mosquée Istiqlal est la plus grande mosquée de toute l’Asie du Sud-Est ! Et puis c’est tout. Car sinon elle est moche. Si vous avez suivi mon voyage, vous savez que j’ai vu d’autres mosquées et que je n’en suis pas déçu. Mais là, rien d’exceptionnel si ce n’est sa taille : son dôme hémisphérique a un diamètre de 45 mètres et le minaret culmine à 60 mètres de haut. Elle a été construite à l’emplacement d’un fort hollandais en 1964 et sa construction a duré 20 ans !

« Istiqlal » signifie « liberté » en arabe et la mosquée est construite à l’angle de la place Merdeka (liberté en indonésien). Je ne vous avais pas dit que vous alliez devenir polyglottes sur mon site ? L’endroit est très calme et permet de sortir de l’agitation de la ville (que demander de plus ?!)

Mosquée Istiqlal à Jakarta
Bah oui, je suis désolé, mais c’est moche !
Salle de prière de la mosquée Istiqlal
Une grande salle de prière dans une grande mosquée

En face, je visite la cathédrale (on va dire simplement « cathédrale », c’est plus court). Elle ressemble beaucoup aux cathédrales françaises, si ce n’est le haut des clochers en acier qui fait un peu penser à la révolution industrielle. La cathédrale a été construite en 1810, puis de nouveau en 1901 à la suite de sa destruction par un incendie. Comme dans les églises en France, il fait frais. Au vu de la température extérieure, c’est une bénédiction ! Inutile de dire que j’y suis resté pas mal de temps ! En plus, il y avait un mariage à l’intérieur, j’ai dû attendre pour prendre l’intérieur de l’édifice en photo. Ces deux bâtiments sont des symboles de la tolérance religieuse.

Cathédrale Sainte Marie de l'Assomption à Jakarta
Ça ressemble à ce qu’on peut voir en France, non ? Sinon, je vous rassure : en vrai, elle est droite !

 

Mosquée Istiqlal avec la cathédrale Notre-Dame de l'Assomption en arrière plan
Petite photo pour essayer de vous montrer que les deux sont vraiment très proches

Le monument national

Monument national à Jakarta
Le monument national d’Indonésie à Jakarta. Que voulez-vous que je vous dise d’autre ?

 

Monument national à Jakarta de nuit
La nuit, il est éclairé alternativement en rouge et en bleu !

 

Si vous traînez un peu à Jakarta, vous apercevrez sûrement le haut de cette tour qui culmine à 137 mètres du sol. La place Merdeka est la deuxième plus grande place publique du monde. Beaucoup d’indonésiens s’y retrouvent pour discuter et se promener un peu. Je croise un soit-disant guide qui m’embrouille l’esprit, donc je ne peux pas vous dire les horaires d’ouverture. Mais le mec a commencé à perdre son calme parce-que je ne voulais pas payer pour aller au sommet du monument. J’ai bien essayé de lui expliquer que je ne voyais pas l’intérêt de le payer pour aller à un endroit qui était fermé selon ses dires… Enfin, je n’ai rien compris, mais le monument était bel et bien ouvert.

Ainsi, après une longue attente (il y a du monde !), je commence par le musée à l’intérieur qui retrace l’histoire de l’Indonésie et notamment de la lutte pour l’indépendance. Ce sont des petites statuettes retraçant des scènes majeures avec des textes explicatifs. Le point de vue n’est pas très neutre. A l’étage, la salle de l’indépendance se constitue de gradins disposés autour de la colonne centrale. Il y a plusieurs éléments sur les murs.

Garuda dans la salle de l'indépendance dans le monument national indonésien. Avec moi photographié devant.
Petite photo devant le symbole de l’Indonésie.

Vous pouvez voir un blason au centre du Garuda. Il fait référence aux cinq principes énoncés à l’indépendance de l’Indonésie. Ce sont les principes fondamentaux de la République d’Indonésie :

  • Un dieu unique symbolisé par l’étoile. Elle a cinq branches, comme le nombre de religion reconnues dans le pays. Un indonésien est obligatoirement de l’une de ces religions. Du moins, officiellement, comme c’est écrit sur sa carte d’identité
  • une démocratie avec de la consultation et de la représentation, dirigée avec sagesse. Cela correspond au crâne de buffle
  • un pays uni, comme le symbolise l’arbre
  • une humanité juste et courtoise, symbolisée par la chaîne
  • une justice sociale pour le peuple

La devise de l’Indonésie est « l’unité dans la diversité ». Voilà, c’était le point culture de la journée.

Carte de l'Indonésie dans la salle de l'indépendance dans le monument national
Saurez-vous replacer les lieux visités durant ce voyage ?

 

Pour aller tout en haut, il faut revenir au guichet, mais je n’ai pas repayé (je ne comprends pas pourquoi, mais tant mieux !). Il semblerait que la carte que l’on achète à 35 000 IDR permette de tout faire ! L’attente est longue car ça commence à 18h et qu’il y a un ordre de passage suivant l’ordre d’arrivée. Ce n’est pas grand au sommet donc on embarque dans l’ascenseur par petits groupes. De là-haut, on peut voir une bonne partie de la ville. De nuit, les grattes-ciel sont illuminés. On reconnait la mosquée Istiqlal ainsi que la cathédrale.

La mosquée Istiqlal à Jakarta de nuit
Pour vous donner une idée ! Car les photos de nuit, ce n’est pas mon fort…

Faire du shopping

On va passer rapidement sur ce point. Il y a beaucoup de malls à Jakarta (de grands centre commerciaux). On peut y trouver de tout. Ainsi, ça peut être une bonne occupation en attendant le départ de l’avion pour rentrer à la maison. Cependant, c’est plus cher qu’à la campagne ou dans les villes plus petites. J’ai fait ce choix là, car c’était le seul moment où j’avais du temps.

Histoire de finir sur quelque-chose de cool, voici deux photos de vêtements en batik.

Des chemises en batik
De belles chemises pour vos entretiens d’embauche.
Tissu batik de couleurs bleu, rose, violet...
La matière première en d’autres teintes. Qui sait, vous vous découvrirez peut-être une âme de couturier !

Petit mot de la fin

 

Jakarta est l’une de ces capitales qui a grandi trop vite. Heureusement, il y a de quoi faire. Ça fait une transition avant la rentrée en France puisque la ville est assez moderne ! Peut-être est-ce le modèle de ce que deviendront les principales villes indonésiennes. Cependant, Jakarta est en train de s’enfoncer. C’est assez inquiétant pour une ville côtière, surtout avec la montée des océans prévue pour les prochaines décennies !

Vous aurez peut-être l’occasion de croiser quelques expatriés. Le cadre ne vaut pas Bali mais c’est souvent là que les entreprises les embauchant se trouvent.

la kasbah amridil

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